Blog de Sortir Du Nucléaire 38

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samedi 7 octobre 2017

Lettre d'informations SDN38 - octobre 2017

Informations groupe

Cet été, certain-e-s ont participé à diverses mobilisations antinucléaires nationales ou internationales, notamment à Bure contre l'enfouissement des déchets radioactifs à 500 mètres sous terre, ou à Paris pour l'abolition des armes atomiques. D'autres (ou les mêmes) ont contribué au sein du collectif STOP Bugey à la rédaction d'une lettre ouverte pour l'arrêt de cette centrale, et/ou répondu aux consultations publiques organisées par l'ASN, à propos de l'ILL (voir infos locales), de la cuve de l'EPR, des pièces potentiellement défectueuses toujours en service dans le parc de réacteurs, du projet Cigeo.
En septembre, nous avons été présents le 23 septembre à la marche pour la paix et à la fête des possibles, et le 30 septembre, en appui à la manifestation de Saint-Lô contre l'EPR, nous avons participé à une action régionale devant une agence EDF de Lyon.

Agenda local 

Lundi 9 octobre, 20h30 au Centre Théologique de Meylan, 15 chemin de la Carronnerie, Forum de l’événement : COREE DU NORD : MENACE D'UNE GUERRE NUCLEAIRE, avec Jean-Marc HUISSOUD (professeur à GEM) et Brigitte VASSORT-ROUSSET (professeur à Lyon 3) : Comment comprendre la politique nucléaire de la Corée du Nord ? Y a-t-il aujourd’hui un véritable risque de guerre nucléaire ? Face à la stratégie des Nord-Coréens, quelles réponses peut apporter la communauté internationale ? Soirée Organisée en partenariat par le CTM, l’Eglise protestante unie de Grenoble et RCF (Radio chrétienne francophone).
Lundi 20 octobre, 20h15, Maison des Associations de Grenoble : projection-débat, "Controverses nucléaires" de Wladimir Tchertkof, dans le cadre du Festival Sciences en Bobines. Organisation : Les Amis du Monde Diplomatique et SDN38. Le film (51 min.) nous plonge dans les coulisses de l'Organisation Mondiale de la Santé, au cœur des débats concernant les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl. Un accord signé par l'OMS et l'AIEA - promotrice de l'industrie nucléaire -, condamne sciemment des millions de cobayes humains à expérimenter dans leur corps des pathologies nouvelles dans le vaste laboratoire à ciel ouvert des territoires contaminés. Prix libre.
Vendredi 10 novembre, 20h, Maison des Associations de Grenoble : formation ouverte à tou-te-s sur les armes nucléaires, organisée par SDN38.
Vendredi 17 novembre, 20h, MDA : réunion mensuelle de SDN38.

Informations locales

Quel est l'accident le plus grave qui puisse se produire au réacteur de l'ILL à Grenoble ? D'après les experts, il s'agit de la fusion du cœur après perte du refroidissement en eau, avec dispersion de radioactivité (produits de fission) dans le circuit primaire, dans l'enceinte de confinement et dans l'environnement. Rassurons-nous : un tel accident n'aurait pas d'impact significatif au-delà d'un périmètre de 500m, si l'on en croit les experts de l'ILL. Néanmoins, pour limiter le risque qu'un tel scénario se produise, les ingénieurs de l'ILL ont imaginé tout récemment de renforcer le système de sécurité, en installant des pompes chargées d'acheminer de l'eau jusqu'au réacteur depuis le sous-sol. Une consultation de l'ASN a eu lieu cet été sur ce sujet. Pour en savoir plus et consulter les commentaires, cliquer ici.
Cahin, cahan, le réacteur 5 de la centrale du Bugey a été remis en route cet été, après presque deux ans d'arrêt. Il était urgent pour EDF de relancer la machine, car un arrêt de plus de deux ans ferait tout de même mauvais genre... Pourtant à nos yeux le colmatage des fissures de l'enceinte de confinement au lait de chaux ne constitue pas une réponse crédible... Désormais, les quatre réacteurs REP du Bugey sont donc tous remis en marche, même s'ils subissent de fréquents arrêts en raison de pannes diverses...

Informations générales

L'ONG AGHIRIN'MAN a besoin de soutien financier pour amplifier son travail de surveillance citoyenne dans la région d'AGADEZ (Niger), soumise aux impacts des nombreuses mines d'uranium (pour en savoir plus, écoutez par exemple l'émission de RFI "C'est pas du vent"). Le besoin le plus urgent est un véhicule 4X4. Si vous souhaitez contribuer ou diffuser dans vos réseaux, le lien est :https://www.helloasso.com/associations/les-amis-d-aghirin-man/collectes/uranium-au-niger-lutter-contre-les-impacts-et-accompagner-au-developpement
Les bombes atomiques et l'électricité nucléaire, qui ont alimenté bien des rêves de puissance au XXème siècle, semblent enfin devoir être rangées au rang des folies du passé. Ainsi après le vote d'un traité d'interdiction des armes nucléaires à l'ONU en juillet, l'attribution du prix Nobel de la paix à ICAN (International Campaign to Abolish Nuclear weapons) ce 6 octobre renforce la pression internationale sur les pays détenteurs de ces armes monstrueuses, dont la France, afin qu'ils y renoncent. A ce sujet, voir la pétition du Mouvement de la Paix.
Par ailleurs, le nucléaire civil connait un déclin généralisé, que deux rédacteurs du "World nuclear industry status report" (rapport sur l'état du nucléaire dans le monde, qui fait référence dans le monde entier, sauf auprès des responsables français) prennent la peine de dépeindre en français sur le plateau de Mediapart, dans l'espoir d'être enfin entendus dans notre pays...
Situation explosive à l’usine Areva de La Hague en raison de défaillances dans la sûreté du site : le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à mettre fin au « retraitement » du combustible nucléaire...

mercredi 12 juillet 2017

Lettre d'informations SDN38 - juillet 2017

Informations groupe

Les 3 et 4 juin nos militants ont pu discuter avec les visiteurs de l'écofestival en Grésivaudan. Un public varié, allant des pronucléaires convaincus aux sympathisants de longue date, qui fait tout l'intérêt de cet événement.

Faute de militants intéressés, nous avons renoncé à participer à la Foire de l'Avenir au Naturel de l'Albenc (2-3 septembre). En cause : la nouvelle disposition des lieux, imposée depuis 2016 pour "raisons de sécurité" et aboutissant à une certaine mise à l'écart des stands associatifs.

Pour l'automne 2017, nous attendons l'évolution de la politique énergétique du nouveau gouvernement (entre autres) pour affiner nos projets. En tout cas nous resterons sur le pont cet été pour que la centrale nucléaire du Bugey fasse partie de celles à fermer en priorité !

Agenda local  

Vendredi 8 septembre, 20h à la Maison des Associations de Grenoble : réunion de rentrée de SDN38.

Vendredi 20 octobre, 20h15, Maison des Associations : projection-débat, "Controverses nucléaires" de Wladimir Tchertkof, dans le cadre du Festival Sciences en Bobines. Organisation : Les Amis du Monde Diplomatique et SDN38.

Informations locales 

"En France, il existe une Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui nous est présentée comme indépendante des promoteurs du nucléaire. L'histoire de la cuve du réacteur EPR de Flamanville est de plus en plus la preuve de la collusion de l'ASN avec EDF et AREVA et le pouvoir politique pro-nucléaire. Mais, plus près de chez nous, au Bugey, on constate un peu la même chose.
Bugey 4 a deux générateurs de vapeur qui n'ont pas un bon dosage de carbone. Ils sont donc fragilisés et peuvent se casser avec un choc thermique trop brutal. L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire a étudié la chose sur la base de documents communiqués par EDF et a donné un avis positif pour l'utilisation de ces générateurs de vapeur défectueux, ce qui a conduit l'ASN à autoriser fin décembre le redémarrage de Bugey 4.
Bugey 5 a une enceinte de confinement fuyarde et est arrêté depuis fin août 2015. EDF a proposé une solution de rafistolage, l'IRSN l'a étudiée et l'a validée. L'ASN a donc autorisé EDF à faire ce rafistolage et s'apprête à donner le feu vert pour le redémarrage de Bugey 5 [prévu début juillet]. EDF a réalisé un test d'étanchéité satisfaisant après avoir achevé ce rafistolage. Les fuites [étaient] entre le bas de l'enceinte de confinement et la dalle du bâtiment réacteur. La peau métallique de l'enceinte a des petits trous, suite à des corrosions dans cette zone mais ceux-ci ne sont pas localisables ni réparables. EDF a proposé de remplir avec du lait de chaux (de l'eau et de la chaux) l'espace entre l'enceinte et la dalle et de boucher l'ensemble avec un joint périphérique en résine epoxy. Il est bien sûr prévu de contrôler le niveau de ce lait de chaux et d'en ajouter si nécessaire. A température ordinaire, ça fonctionne (preuve les résultats du test d'étanchéité), mais l'enceinte de confinement est prévue pour contenir tous les effluents radioactifs lors des différents accidents qui pourraient se produire sur le réacteur, dont les plus graves avec fusion du cœur comme à Fukushima. Dans cette configuration accidentelle la pression est vite très élevée dans l'enceinte (au dessus de la valeur du test) et la température atteint et dépasse 150 °C. Or la résine époxy fond vers 150 °C et il y a donc un grand risque que l'enceinte se remette à fuir et libère des centaines de m3 d'effluents radioactifs dès les premières heures de l'accident grave.
Conclusion : EDF, AREVA exploitent ou fabriquent et aussi contrôlent. L'ASN regarde les résultats de ces contrôles (qui sont souvent falsifiés comme à Creusot Forges) et si besoin demande un avis technique à l'IRSN qui ne fait pas de nouveaux contrôles mais étudie simplement les documents transmis." Joël Guerry (SDN Bugey)

L'arrêt estival pour maintenance du réacteur Bugey 2 pourrait être prolongé notamment en raison d'un dysfonctionnement d'une vanne, ayant entrainé une surpression dans le circuit de refroidissement et le déclenchement d'un plan d'urgence le 29 juin... A noter que, à ce moment, 25 réacteurs français étaient en arrêt pour maintenance ou en raison d'incidents fortuits.

Au Conseil régional, les élus de gauche ont soutenu ce vœu déposé par le Rassemblement Citoyens Ecologistes Solidaires : "Au vu des risques encourus par la population, et de l’impact sur l’activité économique et touristique, la Région Auvergne Rhône-Alpes se prononce pour la fermeture de la centrale du Bugey et interpelle le Ministre de la transition écologique et l’ensemble du Gouvernement en ce sens". Les élus de droite n'ont malheureusement pas suivis, la résolution n'a donc pas été adoptée telle qu'elle...

Informations générales

HISTORIQUE ! Les Nations Unies ont adopté un traité d'interdiction des armes atomiques ! La France doit désormais ratifier ce texte... Et cela ne se fera sans doute pas tout seul !

Il fait trop chaud ou pluvieux pour mettre le nez dehors ? Ecoutez sur le site de France Culture quatre reportages très complets et grand public sur les tenants et aboutissants de l'atome français. Les militants les mieux informés réviseront, mais c'est un lien à partager avec vos amis néophytes, votre tonton ou votre nièce...

Les travaux de construction de l'EPR d'Hinkley Point ont débuté depuis moins de 6 mois, et déjà retards et surcoûts s'accumulent. La facture pour les consommateurs britanniques et les contribuables français sera salée !!

Investir dans le solaire : une bonne affaire ! C'est ce qu'ont pensé les 855 contributeurs ayant permis à la Générale du solaire de battre un record de crowdfunding avec 2,5 millions d'euros récoltés.

BON ÉTÉ à tou-te-s !

vendredi 12 mai 2017

Lettre d'informations SDN38 - mai 2017

Informations groupe

Une action rond-point à Grenoble le 11 mars (alors que la catastrophe de Fukushima entrait dans sa 6ème année) 
+ une action sur les ponts de Lyon avec la coordination STOP Bugey le 18 mars (voir l'article de Lyon Capitale et le reportage de France 3)
+ une soirée expo-ciné-débat en présence d'une délégation japonaise, suivie d'une présentation de kamishibai en collaboration avec Nos Voisins lointains 3.11
+ une soirée expo-buffet-conférence avec les panneaux tirés de Franckushima et Abraham Béhar de l'AFMPGN le 31 mars 
= un mois de mars très actif pour les militant-e-s de SDN38 ! Merci encore à tou-te-s celles et ceux qui nous ont prêté main forte !
Le 26 avril, pour les 31 ans de la catastrophe de Fukushima, une douzaine de militant-e-s et sympathisant-e-s de SDN38 ont rejoint à Genève d'une part un rassemblement de Contratom devant le consulat de France, d'autre part la grande et dernière vigie devant l'OMSqui a constitué le point d'orgue de 10 ans de présence quotidienne pour dénoncer le déni des conséquences sanitaires du nucléaire. Voir les videos des prises de paroles lors de l'inauguration de la stèle apposée sur le lieu de la vigie. FR3, la Tribune de Genève, le Léman Bleu, mais aussi Le Courrier, et le Dauphiné Libéré ont relaté l'événement.
Entretemps nous avons réagi à l'enquête publique concernant le déclassement du LAMA(Laboratoire d'Analyses de Matériaux Actifs du CEA-Grenoble) pour protester contre la durée (15 jours) et les conditions (dossier consultable uniquement en région parisienne) de cette enquête, ainsi que sur le fait que ni la Commission Locale d'Information ni la plupart des communes concernées, notamment Grenoble, ne s'étaient prononcées. L'ASN a prolongé d'un mois l'enquête et mis le dossier à disposition à Grenoble, ce qui a permis à Mireille d'aller le consulter et de faire d'édifiantes constatations (voir infos locales). 
Nous avons aussi constitué un dossier de demande de subvention (3000 euros) à la mairie de Grenoble pour faire réaliser par la CRIIRAD des analyses de la radioactivité de prélèvements aux alentours de l'ILL et du CEA.
A noter aussi la parution dans la revue Sortir du Nucléaire 73 d'un article de notre ami M. Nguyen Khac Nhan, président de l'union générale des Vietnamiens de Grenoble-Isère (entre autres), sur l'abandon du programme nucléaire vietnamien.

Agenda local 

Jusqu'au 16 mai, film Sayonara au Méliès.Dans un avenir proche, le Japon est victime d’attaques terroristes sur ses centrales nucléaires. Irradié, le pays est peu à peu évacué. Tania et son androïde Leona, deviennent les dernières témoins d’un Japon qui s’éteint à petit feu, non sans poésie et beauté.
3 et 4 juin, écofestival en Grésivaudan : à noter en particulier l'intervention de Roland Desbordes de la CRIIRAD dimanche à 10h sur le thème "Nucléaire, santé et thyroïde". SDN38 tiendra un stand. C'est l'occasion de nous rencontrer. Nous ferons bientôt appel à vous pour nous prêter main forte pour accueillir le public !
Jeudi 8 juin, 20h, Maison des Associations de Grenoble : réunion mensuelle SDN38.

Informations locales

Le LAMAa fonctionné de 1962 à 2002. Il réalisait des expériences visant à déterminer le comportement des combustibles (dont le mox) ou matériaux sous irradiation. Le démantèlement achevé, la procédure de déclassement a été mise en route en vue de pouvoir réutiliser sans contrainte radiologique les locaux ou le terrain pour toute activité de recherche ou industrielle (au total 4500 m2). Voici quelques-uns des éléments du dossier de déclassement que Mireille a pu consulter...                   
Les déconstructeurs se sont heurtés à de nombreux problèmes parce que, lors de la construction, ce démantèlement n’avait pas été envisagé : ce qui les a beaucoup gênés, c’est l’exiguité des locaux et l’obligation d’utiliser en zone de très haute activité des engins de petite dimension, ce qui a obligé a étendre les horaires de travail de 7h à 19h puis pour certains travaux de "5h51 à 21h21" [sic]. Au total il y a eu 16 accidents du travail dont 5 "significatifs". Les ouvriers se sont heurtés au manque de place pour stocker les déchets contaminés qui étaient en bien plus grosse quantité qu’imaginé. Il a fallu décontaminer plus largement que prévu. En particulier, le sol sous un monte-charge s'est révélé fortement contaminé, avec possible "transfert" de radionucléides (strontium, césium, cobalt et euripium) vers la nappe phréatique, située à seulement 4 m dessous.
Au Bugey: trois réacteurs sur quatre sont "en marche" clopin clopant... Tantôt ils sont en panne, tantôt ils fonctionnent à 25% de leur capacité pour cause de demande en berne (et ce alors que plusieurs réacteurs sont à l'arrêt). 
Comme dans d'autres centrales, le réacteur 4 a été remis en marche malgré la mauvaise qualité de l'acier du générateur de vapeur. EDF a masqué le défaut en présentant des dossiers à IRSN et à ASN qui ne traitaient que de la ténacité (résistance à la propagation des fissures) mais pas de la résilience (résistance aux chocs). IRSN et ASN ont fait semblant de ne pas s'en apercevoir.
Pour le réacteur 5 fuyard, l'ASN a autorisé une réparation au lait de chaux. D'après SDN Bugey, on peut douter de l'efficacité de cette technique lors d'un accident conduisant à une élévation importante de la température dans l'enceinte de confinement et donc à l'évaporation de ce liquide. Par ailleurs, l'ASN a pu contater l'état misérable du site lors d'une inspection : de l'eau ruisselait depuis le plafond en zone radioactive suite à des défauts de joints inter-bâtiment ; toujours en zone contrôlée, des étais soutenaient une dalle dangereusement fissurée et menaçant de s'écrouler ; dans un autre local, deux armoires roulantes proches de vannes du circuit d'incendie ne respectaient pas les règles sismiques. 
Signalons la parution de "Bugey 5 mon désamour", de notre ami Jean-Pierre Collet, en vente, chez www.encrerouge.fr ou en commande chez votre libraire.
Et si un nouvel accident grave survient ? C'est hélàs de plus en plus probable, et pour celles et ceux qui pensent utile de s'y préparer, vous pouvez consulter ou acquérir les manuels pratiques édités par les produits du jardin au profit d'Enfants de Tchernobyl Bélarus.

Informations générales

Soutien à Jean Pierre Simon, paysan qui sera jugé pour s'être opposé à l'enfouissement de déchets radioactifs à Bure !
Focus sur la situation à Fukushimaavec un livre « Penser avec Fukushima » (parce que «Fukushima est un événement qui devrait remettre en cause toute une série de modes de vie et de pensée») ; une tribune de Cécile Asanuma-Brice, "une catastrophe sans fin", parue sur le site de Sciences et avenir ; une émission de radio galère, "retour en zones contaminées" ; la radioactivité dans les zones réouvertes à l'habitation depuis fin mars.
Pétition au président de l'ASN : ne validez pas la cuve de l'EPR ! 

samedi 14 janvier 2017

Lettre d'information - janvier 2017

Informations groupe

La dernière lettre d'infos "bimestrielle" date d'octobre... Ce n'est pas la matière qui manque, mais le temps pour tout faire !

  • Le 13 octobre, la projection en deuxième avant-première du filmLa Supplication, en présence du réalisateur Pol Cruchten, a attiré une quarantaine de spectateurs au Club et n'a laissé personne indifférent. 
  • Le 17 octobre, la soirée ciné-débat avec Yves Lenoir, auteur du livre La comédie atomique, a réuni vingt-cinq personnes, surtout des militants déjà sensibilisés, qui ont pu mieux comprendre les positions conservatrices (pour ne pas dire arriérées) de la radioprotection officielle. Si vous avez manqué cette soirée, retrouvez Yves Lenoir ici. Cet événement a été précédé d'une interview de Philippe sur RCF.
  • Le samedi 5 novembre nous avons manifesté notre soutien aux deux militants poursuivis pour avoir collé des autocollants"Abolition des armes nucléaires" sur la vitrine du parti Les Républicains à Paris. Verdict du procès : 350 euros avec sursis chacun-e. Voir les photos des actions de soutien
  • Lundi 7 novembre un petit rassemblement a eu lieu devant le tribunal de Grenoble avant le jugement en appel de la société FBFC-Areva Romanspour négligences dans la manutention de matières fissiles. Verdict le 6 mars 2017.
  • Le 18 novembre, la réunion d'information et de réflexion sur les pollutions radioactives dues au CEA-Grenoble et à l'ILLet leurs conséquences sanitaires a mobilisé une vingtaine de personnes. Les informations dont nous disposons sont lacunaires mais suffisantes pour nous inquiéter (voir rubrique informations locales).
  • Kurumi a créé une page facebook Sortir du Nucléaire 38, avec comme objectif de toucher davantage les jeunes générations. N'hésitez pas à partager cette page !
  • Philippe et Sonia ont participé à une réunion par Skype de la coordination Stop-Bugey (17 novembre) et à une réunion de groupes de la région Rhône-Alpes adhérents au Réseau (à Lyon, le 3 décembre). 
  • Après avoir décidé de soutenir la campagne d'ACDN pour un référendum d'initiative parlementaire ayant pour objet l'interdiction des armes nucléaires, nous avons interpellé, par mail dans un premier temps, les député-e-s, sénateurs et sénatrices de l'Isère. Un seul a répondu, positivement, Pierre Ribeaud. Deux autres parlementaires iséroises (Michèle Bonneton et Annie David) ayant précédemment rejoint l'initiative, le quota d'un cinquième des parlementaires est atteint en Isère. Mais pas au niveau national. La mobilisation continue !
  • Sur proposition de Marc, une lettre ouverte destinée aux syndicats et au journal Informations Ouvrières (à lire sur notre blog), dénonçant les positions pronucléaires des syndicats de l'énergie, a été rédigée puis envoyée début janvier.

Agenda local 

  • vendredi 13 janvier, 20h, Maison des Associations de Grenoble (MDA) : réunion mensuelle SDN38.
  • jeudi 26 janvier, 20h, MDA : atelier d'auto-formation sur les conséquences d'un accident nucléaire en France, ouvert à tou-te-s, organisé par SDN38.
  • vendredi 17 février, 20h, MDA : assemblée générale SDN38.
  • samedi 11 mars, journée : action rond-point devant Alpexpo pour la fermeture du Bugey. Nucléaire : arrêtons les frais !
  • samedi 18 mars, journée : action régionale à Lyon pour la fermeture du Bugey et l'arrêt du nucléaire.
  • mercredi 22 mars, 18h30 : projection-débat du film Munen (Remords) à la Bibliothèque de centre-ville de Grenoble, en présence d'une délégation d'habitants de Namié (préfecture de Fukushima). En partenariat avec Nos Voisins Lointains 3.11.
  • vendredi 31 mars, 18h30 - 22h, MDA : soirée conférence-débat avec le docteur Abraham Béhar, sur le thème des conséquences sanitaires d'un accident nucléaire. Co-organisation SDN38 / AFMPGN.

Informations locales

Bugey pire que Fessenheim ?
Alors que les deux centrales se disputent le titre de doyenne des centrales françaises, depuis que le radier de Fessenheim a été consolidé, c'est à Bugey 5 qu'on trouve le radier le plus fragile de France ! Ce réacteur est toujours à l'arrêt pour une durée indéterminée, en raison de son enceinte fuyarde (voir lettres d'infos précédentes).
Bugey 4, dont un fond de cuve de générateur de vapeur s'est révélé victime des malfaçons du Creusot (voir lettre d'infos précédente), avec un taux de carbone trop élevé, est également à l'arrêt. EDF prévoyait une remise en service fin 2016, mais elle a été repoussée en 2017, l'ASN n'a toujours pas donné de feu vert définitif.
Bugey 3 cumule 6 malfaçons sur ses trois générateurs de vapeur. Ce réacteur a été mis à l'arrêt 3 mois en 2016 pour maintenance. Pourtant une fuite au niveau d'une tuyauterie du circuit primaire s'est produite en novembre. EDF a été obligée de faire des travaux en urgence mais n'a pas informé la population : il est pourtant probable que l'eau qui s'est échappée était radioactive, et le circuit touché est vital pour la sûreté. 
Bugey 2 comporte également des malfaçons, mais moindres.
Le démantèlement du réacteur 1, à l'arrêt depuis 1994, pose des problèmes techniques inédits... Le démantèlement du cœur ne commencerait pas avant 2050.
Pour couronner le tout, l'ASN s'inquiète que le site ne respecte pas les normes sismiques. 
Quant à la plainte déposée par Genève contre Bugey, elle est en cours d'instruction... Rappelons que Grenoble n'est qu'à 80 kilomètres et sous les vents dominants en provenance du Bugey. Quand les élus de l'agglomération grenobloise vont-ils prendre le danger au sérieux ?
Les femmes et les enfants d'abord !Telle n'est pas la devise des officiels de la radioprotection. Les sujets féminins sont plus sensibles que les masculins et le foetus beaucoup plus sensible que les adultes. Pourtant les calculs d'estimations de doses ne les prennent pas du tout en compte. 
A l'issue de calculs totalement secrets, les experts de l'ILL (le réacteur de recherche installé à Grenoble) annoncent un impact des rejets de tritium (hydrogène radioactif), d'iodes, de gaz rares, d'aérosols, de carbone 14 et autres émetteurs bêta et gamma, de 0,15 microSievert par an pour les adultes, à peine plus pour les "bébés" (rappel : la dose maximale autorisée pour les rejets industriels cumulés est de 1 milliSievert).
Selon l'IRSN, cette dose de 0,15 microSievert serait imputable au tritium, qui constitue l'essentiel des rejets actuels de l'ILL. Ainsi, il est étrange que la dose imputée aux rejets totaux de l'ILL soit seulement 15 fois supérieure à la dose due à l'exposition au seul tritium naturel (0,01 microSievert, d'après le Livre Blanc du Tritium de l'ASN), alors que des concentrations atmosphériques de tritium en moyenne75 fois plus importantes que la normale sont relevées à proximité de l'ILL (d'après l'IRSN). Ponctuellement des concentrations 100 à 1000 fois plus importantes sont même relevées par les balises !
Dans le cas des femmes enceintes, il est malheureusement possible que les rejets de l'ILL représentent un risque non négligeablepour le foetus, lorsque celles-ci habitent ou travaillent près de l'ILL, surtout si elles se nourrissent de fruits et légumes produits dans un jardin soumis aux retombées du réacteur. Une étude en Allemagne aux alentours du Centre de recherches nucléaires de Jülich (comparable à celui de Grenoble) a ainsi montré un impact sanitaire 200 à 1000 fois supérieur qu'attendu pour les enfants (source : Recommandations 2003 du Comité Européen sur le Risque de l'Irradiation).

Informations générales

vendredi 6 janvier 2017

Lettre ouverte à l’intention des syndicats de travailleurs et du journal Informations Ouvrières

Loin d’être hostiles aux syndicats, les antinucléaires que nous sommes souhaitent pouvoir discuter avec eux du nucléaire en prenant en compte l’intérêt des travailleurs. Des points de convergence se font jour sur l’obstination d’EDF à construire des EPR en Grande-Bretagne. Mais sur bien d’autres aspects nous considérons les positions de certains syndicats comme inappropriées.

S’il est légitime de défendre l’outil de travail et l’emploi, nous pensons que cela ne doit se faire ni au détriment de la sécurité et de la santé des travailleurs, ni au mépris de la protection de l’environnement (qui constitue, faut-il le rappeler, le cadre de vie des travailleurs et de leur famille, aussi bien que de l’ensemble de la population). Inversement, la défense de l’outil de travail ne doit pas se confondre avec la protection des intérêts financiers des actionnaires, propriétaires ou gestionnaires. Aujourd’hui, alors que la sauvegarde de l’industrie nucléaire civile et militaire est un thème de campagne des candidats les plus conservateurs, alors que les difficultés d’EDF s’accroissent en raison de la mise à l’arrêt de plusieurs réacteurs pour maintenance, défaillances et défauts divers, alors que la débâcle d’AREVA est aggravée par le scandale des malfaçons, nous espérons que les syndicats porteront attention à nos arguments et sauront évoluer dans leur approche des problèmes causés et traversés par cette industrie. A l’inverse, les atouts des filières renouvelables et des économies d’énergie doivent être mieux reconnus, notamment dans leur capacité à créer des emplois nombreux et non délocalisables – bien plus attractifs, notamment pour des ouvriers qualifiés, que des emplois en sous-traitance exposés à la radioactivité. De plus ces technologies peuvent s’exporter sans honte à tous les pays en développement plutôt que vendre des engins de mort à des dictateurs... Au-delà de l’aspect économique, la question de l’impact sanitaire de la radioactivité doit être soulevée avec autant de force que l’Etat, les industries nucléaires et les instances de radioprotection officielles mettent de cynisme dans le déni des effets délétères des faibles doses sur la santé des travailleurs et des populations.

Afin d’apporter des arguments plus détaillés, nous répondrons à l’article consacré à l’énergie dans le journal Informations Ouvrières n° 397, qui nous semble représentatif des discours syndicalistes pronucléaires que nous dénonçons. Cet article nous a particulièrement choqués car il est paru dans la semaine du 20/04/16, c’est-à-dire alors que nous commémorions partout en France la catastrophe causée par l’explosion de Tchernobyl le 26 avril 1986. Nous souhaitons que le prochain numéro du journal fasse une place à nos arguments et que les contributeurs se montrent dorénavant plus éclairés dans les jugements qu’ils portent sur le nucléaire et ses alternatives. Dans cette tribune libre, Suno Navarro, syndicaliste chez EDF (le syndicat n’est pas précisé), affirme que le gouvernement français actuel est désemparé, notamment dans le domaine de la politique énergétique. A nos yeux, ce gouvernement assume totalement la contradiction entre la position d’EDF qui refuse de fermer des centrales et les engagements de campagne du président Hollande ou la loi de transition énergétique. Le lobby nucléaire se confond avec l’Etat ; les gouvernements successifs imposent tranquillement la même politique énergétique en se moquant du jeu parlementaire et électoral.

Selon M. Navarro, l’objectif de réduction à 50% et le démantèlement de 58 réacteurs sur une période de 20 ans seraient techniquement impossibles. Les experts de NégaWatt et de l’ADEME disent le contraire. M. Navarro parle aussi de résistances sociales. Il est vrai que les syndicats du nucléaire tiennent, au nom de la défense de l’outil de travail, des positions pronucléaires. Pourtant les salariés du nucléaire pourraient être rassurés en terme d’emploi, avec le démantèlement des centrales et la gestion des déchets radioactifs à venir ou des formations pour les filières renouvelables et le secteur des économies d’énergie à développer. Par ailleurs, si la défense de l’outil de travail est une revendication légitime, celle de la santé au travail l’est tout autant, et il est étonnant que les syndicats ne s’émeuvent pas davantage que nombre de travailleurs du nucléaire, et notamment les sous-traitants, soient exposés à des doses de radiations nocives et à des risques professionnels importants et croissants. Quant aux mineurs de l’uranium exploités au Niger, notamment, leurs conditions de travail et les conséquences sur leur santé sont aussi à prendre en compte (Nous n’oublions pas les mineurs du charbon chinois : 1079 morts en 2013, et de nombreux accidents passés sous silence. Bien évidemment, il est urgent de sortir des énergies fissiles et fossiles). M. Navarro cite BAUPIN : « une histoire est en train de s’achever ». Eh oui, on va bien assister à une implosion du tout nucléaire Français. La dette d’EDF est abyssale et AREVA est en quasi faillite, les problèmes techniques des EPR ne semblent pas près d’être résolus, la problématique des déchets radioactifs va se poser de façon très cruelle, le maintien de nos vieux réacteurs fait que des pays voisins demandent la fermeture des centrales proches... Et que dire de l’éventualité d’une catastrophe environnementale où les travailleurs du nucléaire seraient aux premières loges ? Songeons à tous ces travailleurs sacrifiés, tels les « liquidateurs » soviétiques (de 25 000 à 125 000 morts et plus de 200 000 invalides, bilan provisoire). L’effondrement économique et social qui découle de telles catastrophes, sans oublier les conséquences sanitaires dramatiques, ont sur l’emploi et sur la vie des travailleurs et de leurs familles des conséquences bien plus graves que la fermeture des centrales.

M. Navarro ne fait aucune allusion à tous ces aspects mais prétend que l’évolution du secteur énergétique, « se heurte aux rapports politiques et sociaux (incarnés par la loi de nationalisation de 1946) ». Mais en quoi la loi de nationalisation se heurterait au démantèlement du nucléaire et à l’émergence d’un service public de production électrique respectueux de l’environnement ? Il est extrêmement regrettable qu’au nom du service public et du droit à l’énergie, une poignée de technocrates et de politiciens affairistes ait imposé le tout nucléaire aux Français. Mis à part l’hydro-électricité, le pays a pris un retard considérable en matière d’énergie renouvelable, sans parler de la maîtrise de la consommation énergétique dont M. Navarro ne parle jamais (nous pensons notamment à l’isolation thermique et à la lutte contre la précarité énergétique). Le plus tragique c’est que l’image d’EDF s’est considérablement ternie et un nombre croissant d’usagers préfère quitter l’entreprise. M. Navarro affirme que les interconnexions de transport électrique sont techniquement inadaptées à la pénétration de l’éolien et du solaire. C’est en partie vrai, mais non insurmontable. De plus, pourquoi ne citer que ces deux sources d’électricité renouvelable ? Pourquoi rien sur la biomasse, rien sur le solaire thermique, avec lequel on peut faire aussi de l’électricité. Rien sur la cogénération qui permet de produire chaleur et électricité avec efficacité. M. Navarro ne parle pas non plus des générateurs électriques utilisant les courants marins. Rien non plus sur l’hydraulique (Filière très prisée par le privé car on peut stocker et donc ajuster plus facilement l’offre à la demande et vendre ainsi l’électricité plus chère. On imagine le désastre avec la privatisation des concessions hydrauliques pour les tarifs, pour les installations, l’emploi et la gestion de l’eau).

Comme M. Navarro, qui les qualifie de « volatiles », les promoteurs du nucléaire (mais aussi des fossiles) mettent souvent en avant « l’intermittence » des énergies renouvelables pour les disqualifier, ou plus subtilement défendre une prétendue indispensable complémentarité avec les renouvelables. Pourtant, pour équilibrer et sécuriser le réseau des aménagements tels que des barrages de pompage seraient une des solutions de stockage envisageables. Le rapport de NégaWatt a de nombreuses propositions sur ce point.

M. Navarro fait aussi allusion à la casse sociale, les industriels du solaire et de l’éolien n’appliquant pas à leurs personnels le statut des industries gazières et minières. Mais comment s’étonner du retard industriel de ces filières qu’on a laissées aux Chinois et à d’autres pays ? Sur le point précis de la casse sociale c’est bien du ressort des syndicats. Et les travailleurs de ces industries vont devoir se battre, c’est une évidence. Enfin M. Navarro se lance sur le terrain de la décroissance qu’il confond avec la désindustrialisation. Or la décroissance c’est entre autre la prise en considération de l’énergie grise, toute l’énergie cachée comme celle des transports de marchandises, et par conséquent la relocalisation d’un grand nombre d’industries…

Notre syndicaliste, par de telles prises de position, s’éloigne de fait du champ syndical et s’aventure sur des terrains qu’il ne maîtrise pas, ou qu’il feint de ne pas connaître. On ne peut être que dépité après la lecture de cet article dans le journal Informations Ouvrières. Ce journal, qui se veut le chantre des travailleurs, aura beau jeu de nous rappeler qu’il s’agit d’une tribune libre : en publiant cet article, il court le risque de se voir discrédité, et jugé par l’Histoire.

En conclusion, toutes nos pensées vont vers les travailleurs du nucléaire, et notamment les précaires. Il leur faut plus que jamais des syndicats forts et puissants qui les protégeront le plus possible de la précarité et des risques inhérents à ce secteur extrêmement dangereux par les CHST, le respect du code du travail…. Ces derniers temps on a vu de grands syndicats du nucléaire se prononcer contre des investissements hasardeux d’EDF, notamment en Angleterre. Si l’on peut critiquer ces positions réformistes consistant à faire de la cogestion, on peut aussi s’appuyer sur cet embryon de prise de conscience que ça ne tourne pas rond chez les industriels du nucléaire pour tout remettre à plat. Nos militants sont à la disposition des syndicalistes qui souhaitent réagir sur ce sujet !

A consulter : site de Négawatt https://negawatt.org/, site de l’ADEME http://www.ademe.fr/

mardi 4 octobre 2016

Lettre d'information - octobre 2016

Informations groupe

Début septembre, SDN38 était présent au Festival de l'Avenir au Naturel de l'Albenc. Malgré la chaleur et une disposition des lieux moins favorable que d'habitude, nous avons pu distribuer nos tracts sur la faillite du nucléaire et recueillir de nombreuses signatures pour la pétition "Nucléaire arrêtons les frais".

Le 24 septembre, Philippe Lambersens (SDN) a exposé à la tribune de "Faites de l'écologie" la faillite du modèle économique du nucléaire. Michèle Bonneton (EELV) a commenté la loi de transition énergétique. Roland Desbordes (CRIIRAD) a exposé les problèmes liés au démantèlement des installations nucléaires. Cédric Thuderoz a donné le point de vue de la CGT sur la situation d'EDF et la production d'électricité nucléaire.

Le 1er octobre, SDN38 a participé à la manifestation contre l'EPR de Flamanville. Merci à Jean-René qui a organisé le transport en minibus, grâce auquel 9 personnes ont fait le voyage depuis Grenoble. 5000 manifestants ont bravé les averses orageuses, vite séchées au soleil. Quel contraste aussi entre d'une part l'usine de la Hague et le chantier de l'EPR, et d'autre part les paysages magnifiques du Cotentin ! Quel contraste entre la chaleur humaine de cette grande fête antinucléaire (bravo à la CANO pour l'organisation) et les sordides projets des industriels du nucléaire... Vous n'avez pas pu aller à la manif, mais vous pouvez encore signer la pétition !

Agenda local

Vendredi 7 octobre, 20h, Maison des Associations de Grenoble : réunion mensuelle de Sortir du Nucléaire Isère.

Jeudi 13 octobre à 20h15. Projection débat au cinéma Le Club : Film LA SUPPLICATION, en présence de Pol CRUCHTEN, metteur en scène. Ce film a reçu le Grand prix du Festival International du Film d’Environnement de Paris 2016, le prix du meilleur documentaire au Minneapolis St. Paul International Film Festival 2016, le grand prix et le prix de la critique au Festival Internacional de Cinema é Video Ambiental / Goias 2016.

       Séance en partenariat avec Les Amis du Monde Diplomatique.

Dans le cadre du Festival Science en Bobines (organisation : Les Amis du Monde Diplomatique) :

*    Mercredi 5 octobre, 20h15 à la Maison des Associations de Grenoble, projection-débat : "Qu'est-ce qu'on attend ?", documentaire de Marie-Monique Robin. Il est question d'une commune française (alsacienne) en transition vers l'après-pétrole et qui entend bien se passer de nucléaire (on y parlera peut-être de Fessenheim quand même).
 *   Lundi 17 Octobre à 20h15, projections-débats à la Maison des Associations de Grenoble. Documentaires : Vassily Nesterenko et Belrad 2015. Présentation & débats avec Yves LENOIR, président de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus, ingénieur et auteur du livre La comédie atomique. L'histoire occultée des dangers du nucléaire. Les films présentent le travail de l'institut Belrad (créé par V. Nesterenko) auprès des enfants vivant dans les territoires contaminés par l'accident de Tchernobyl, ainsi que les conditions de la collaboration avec les autorités locales. Trente ans après la catastrophe, les problèmes restent entiers.

Lundi 7 novembre, 14h, cour d'appel de Grenoble : audience en appel concernant des négligences dans la manutention des matières fissiles au sein de l'usine de fabrication de combustibles Areva FBFC de Romans-sur-Isère.

Informations locales

Rien ne va plus à la centrale nucléaire du Bugey !

  Tandis que le réacteur 5 est toujours arrêté suite à une importante fuite de l'enceinte de confinement (voir lettre d'infos précédentes), les réacteurs 2, 3 et 4 comportent des pièces présentant une ou plusieurs anomalies de fabrication (découvertes suite à l'enquête sur les falsifications à l'usine Areva du Creusot). Ce sont au moins 13 anomalies de fabrication qui touchent les générateurs de vapeur ou les cuves, pièces essentielles pour la sûreté. Alors que le réacteur 2 de Fessenheim est actuellement à l'arrêt en raison de la non-conformité d'une pièce, SDN Bugey demande la mise à l'arrêt de tous les réacteurs du Bugey.
  La Commission Locale d'Information du Bugey tiendra sa première réunion publique le mardi 11 octobre à 18h30 au Centre International de rencontres de Saint-Vulbas. Pas sûr que cela permette d'en savoir plus sur ces problèmes ou d'exprimer son inquiétude, l'ordre du jour annoncé portant sur la distribution des pastilles d'iodes et le PPI !
  Le 27 septembre, EDF devra répondre devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse à une plainte du Réseau Sortir du Nucléaire concernant plusieurs négligences survenues en 2013, qui ont provoqué d’importants dysfonctionnements pouvant impacter la sûreté sur le réacteur n°5 du Bugey. 
  Notons que selon la loi (article 127 de la loi de transition énergétique) si le réacteur 5 n'a pas redémarré en août 2017, soit deux ans après sa mise à l'arrêt, il devra être mis à l'arrêt définitivement (ou obtenir du ministère une prolongation spéciale, après avis de l'ASN).

Informations générales

Depuis les années soixante, l'industrie nucléaire rejette des déchets dans la Manche, l'Atlantique, la Mer d'Irlande... Le documentaire "Océans poubelles" évoque ce scandale méconnu. A voir ou revoir ici.

"L’univers nucléaire français est chaotique" (c'est G. Magnin, ex-administrateur d'EDF qui l'a dit dans sa lettre de démission).

Alors que l'EPR anglais d'Hinkley Point est censé bénéficier d'un tarif d'achat garanti à 116 euro/MWH, au Danemark un projet éolien offshore (en mer) se fera au tarif de 64 euro/MWh (presque deux fois moins)... En France on a déjà commencé à construire (bien mal !) un EPR... Mais on n'a pas commencé à installer une seule éolienne en mer (contrairement à la Grande-Bretagne) ! Non seulement l'Etat et les industriels français ne sont pas pressés, mais les chasseurs et les gros navires de pêche s'opposent aux projets...

mardi 12 juillet 2016

Lettre d'information - juillet 2016

Informations groupe

La projection en avant-première le 27 mai au Club de La Supplication, film de Pol Cruchten tiré du roman éponyme de Svetlana Alexievitch sur Tchernobyl, a attiré environ 25 spectateurs, le débat avec le réalisateur fut intéressant. Le film et le réalisateur reviendront à Grenoble le 13 octobre prochain. La veille, les Amis du Monde Diplomatique et SDN38 organisent une rencontre avec Yves Lenoir à propos de son livre La Comédie Atomique.

Lors de l'écofestival en Grésivaudan, les 4 et 5 juin, nous avons pu distribuer des centaines de tracts informant sur les récents déboires financiers, sociaux et techniques de l'industrie nucléaire, démentir la propagande contre la sortie du nucléaire en Allemagne, recueillir des dizaines de signatures pour la pétition "Nucléaire arrêtons les frais" et plusieurs dons et adhésions.

Nous avons commencé à nous renseigner sur la meilleure façon de rejoindre le rassemblement à Flammanville "pour l'arrêt du nucléaire, contre l'EPR et le rafistolage des réacteurs". Départ envisagé vendredi 30 septembre pour être sur place samedi 1er octobre. Réservez d'ores et déjà votre week-end !

Nous comptabilisons actuellement 31 adhérent-e-s. Peut mieux faire ! A noter que les dons consentis au Réseau national ne constituent pas des adhésions...

Agenda local

Rencontres d'été du Réseau Sortir du Nucléaire : du 18 au 23 août à Avignon. Ouvert à tou-te-s. Familles bienvenues.

Le week-end du 3-4 septembre, retrouvez SDN38 au Festival de l'Avenir au Naturel de l'Albenc. Votre aide sur le stand y sera bienvenue. Voir le programme du festival.

Jeudi 8 septembre : réunion de rentrée de SDN38, 20h à la Maison des Associations de Grenoble.

Informations locales

C'était il y a 2 ans en février 2014, des déchets radioactifs uranifères étaient trouvés près de l'Institut de géographie Dolomieu sous la Bastille, dans un local non surveillé dont la porte avait été fracturée. Une contamination du sol a été détectée aux alentours de ce local. De la rubalise avait été installée pour interdire l'accès et la présence des vigiles avait été renforcée. Le 5 avril 2016 un inspecteur (Olivier Richard) de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) s'est rendu à l'Institut Dolomieu. Dans le rapport de l'ASN sorti fin mai 2016 qui donne l'état de santé des réacteurs et des différents sites où le nucléaire est utilisé (services hospitaliers, usine d'irradiation des aliments...) voici ce qui est rapporté : accès à la galerie souterraine désormais sécurisé ; 5 zones nécessitent des travaux d'assainissement. L'ASN demande : 1/ que lui soit transmis le certificat de reprise des déchets radioactifs par l'ANDRA, 2/ que les travaux d'assainissements soient rapidement faits avec des justificatifs d'absence de contamination radioactive à l'issue des travaux, 3/ que la réponse soit donnée dans un délai de 2 mois maximum et que soit indiquée l'échéance de réalisation.

Il est aussi question dans ce rapport du réacteur grenoblois de l'Institut Laue Langevin, pour lequel un certain nombre d'améliorations en ce qui concerne les protocoles et les équipements de sûreté sont attendues par l'ASN, notamment dans la perspective de l'inspection prévue pour 2017.

L’Autorité de sûreté nucléaire a annoncé, dans une note publiée jeudi 23 juin, que « certains générateurs de vapeur de réacteurs d’EDF pourraient présenter une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR de Flamanville pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendues ». Dix-huit réacteurs sont concernés dont Bugey 4. Les générateurs de vapeur sont des pièces essentielles, qui mettent notamment en contact l'intérieur (circuit primaire) et l'extérieur (circuit secondaire) du réacteur. En savoir plus sur Le Monde et sur le site de l'ASN.

Il y a actuellement en cours sur le site de l'ASN deux consultations publiques :

- l'une pour la prolongation du réacteur Bugey 3 jusqu'en avril 2024 : http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-3),
- l'autre pour modifier la décision qui autorisait la prolongation du réacteur Bugey 2 jusqu'en avril 2021 : http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-2).

Lors de la consultation pour la prolongation du réacteur Bugey 5, il y avait eu plus de 1300 commentaires pour dire non à la prolongation. Il s'agit donc de faire mieux avant le 4 juillet 2016 à minuit. Pour vous aider à faire un commentaire, vous pouvez vous inspirer des commentaires déjà faits ! Attention : après avoir créé votre compte, actualisez la page du site pour que le système vous reconnaisse.

Informations générales

Le nucléaire est-il utile à la lutte contre le réchauffement climatique ? Quel est le contenu en CO2 du kWh électrique en France ? La sortie du nucléaire en Allemagne entraine-t-elle une hausse des émissions de CO2 ? Retrouvez la réponse à toutes ces questions et bien d'autres sur le site decrypterlenergie.org (de Négawatt).

En 1969 et 1980 les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-eaux ont connu la fusion de plusieurs assemblages de combustible nucléaire. Ce sont les plus graves accidents ayant affecté des centrales électronucléaires françaises. Or aucun bilan n'a été fait sur l’impact des rejets effectués dans l’environnement (entre autres du plutonium) et les doses subies par les travailleurs qui sont intervenus sur le site. Voir le communiqué de presse CRIIRAD à ce sujet.

Voir les pétitions du Mouvement de la Paix, pour interdire et éliminer les armes nucléaires (entre autres).

mercredi 25 mai 2016

Lettre d'information - mai 2016

Activités du groupe local

Pour les 5 et 30 ans des catastrophes de Fukushima et Tchernobyl, nous n'avons pas chômé. Récapitulons :

  • Deux conférences-débats : Kurumi Sugita sur les "vies sinistrées" au Japon (11 mars), Abraham Béhar sur l'impact sanitaire des faibles doses de radioactivité (1er avril) : 80 personnes.
  • Une conférence de presse. Deux articles dans le Dauphiné Libéré (14 et 28 mars).
  • Une mini-manifestation dans les rues de Grenoble (jeudi 24 mars, 60 personnes)
  • 300 personnes au vernissage de l'exposition, 1200 visiteurs en tout (23 mars au 3 avril), 22 artistes impliqués. Voir le catalogue.
  • Quatre ciné-débats au Club (160 spectateurs).
  • 3 représentations de La Supplication (200 spectateurs).
  • Des centaines d'affiches et des milliers de flyers distribués. Une page facebook et des infos sur divers sites ou listes internet et publications. Un nouveau logo.
  • Un reportage sur France 3.
  • Philippe a été interviewé sur RCF aux côtés de Roland Desbordes (CRIIRAD) et d'un "écologiste pour le nucléaire".
  • Des centaines d'heures de travail bénévole... Merci encore à tou-te-s celles et ceux qui ont mis la main à la pâte !

Agenda local

Mercredi 25 mai à 20h30 au cinéma L'Astrée (Chambéry), jeudi 26 mai à 20h15 au ciné Lumière (Romans sur Isère) et vendredi 27 mai à 20h15 au cinéma Le Club (Grenoble) : projection en avant-première de La Supplication, film de Pol Cruchten d’après le roman de Svetlana Alexievitch. En présence du réalisateur.

Jeudi 2 juin à 20h à la Maison des Associations de Grenoble : réunion mensuelle SDN38, ouverte à tous.

Samedi 4 et dimanche 5 juin : stand SDN38 à l'écofestival en Grésivaudan. Venez nous voir ou nous relayer sur le stand (inscription ici). Tout le programme du festival ici.

Informations locales

Fuite de tritium dans les eaux souterraines au Bugey : la CRIIRAD a analysé les données publiées par EDF fin 2014. Le constat est édifiant : minimisation des résultats, annonce d’activités en tritium en baisse alors qu’elles sont en hausse, incohérence des résultats entre les différentes sources de données (pourtant toutes issues d’EDF), absence de communication pendant plus d’un an et ce alors que la contamination de la nappe est toujours effective, présentation très sommaire des causes de la fuite... En savoir plus...

Il y a de quoi se demander "Sommes-nous en sécurité ?" comme sur France Inter.

Genève, c'est tout près à vol de radionucléides... L’équipe d’IndependendentWHO qui organise depuis 9 ans une vigie militante « Santé et nucléaire » devant l’Organisation Mondiale de la Santé à Genève aurait vraiment besoin de renforts pour témoigner de la souffrance des victimes de la pollution radioactive et dénoncer les institutions et tous ceux qui organisent le déni des dangers et des conséquences dramatiques de la radioactivité. Toutes les personnes qui peuvent offrir quelques heures, 2 jours ou une semaine pour maintenir cette vigie dans le temps sont les bienvenues.

Informations générales

Dimanche 5 juin : rassemblement contre la poubelle atomique Cigéo "200 000 pas à Bure" en Meuse : http://100000pasabure.over-blog.com/

Pour les 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl, les publications et les témoignages ont été multiples. Citons-en quelques exemples. Un livre, "La comédie atomique. L'histoire occultée des dangers des radiations". Une étude sur l'augmentation des cancers de la thyroïde. Une conférence de 15 heures (ici découpée en 28 séquences de 5 minutes à 2h30). Une émission sur France culture sur la nature autour de Tchernobyl. Un documentaire "Tchernobyl : un mensonge français"...

Au Japon le désastre a commencé il y a 5 ans. Le livre "Franckushima" de notre camarade Géraud Bournet et une émission de Radio Galère font le point sur la situation et les conséquences pour la France. Le gouvernement japonais échoue toujours à relancer le nucléaire.

Pétitions en vrac

mercredi 23 mars 2016

Lettre d'information - mars 2016

Informations groupe

En prévision du premier Congrès organisé par le Réseau Sortir du Nucléaire, un groupe de travail s'est penché sur des propositions de réforme. Le collectif a débattu des propositions du groupe de travail, et une feuille de route a pu être confiée aux trois militant-e-s qui ont assisté au Congrès du 12 au 14 février. Philippe Lambersens, secrétaire de SDN38, a été élu administrateur suppléant au Réseau. L'équipe d'administrateurs, en partie renouvelée, doit rester unie pour dynamiser la lutte antinucléaire, en se basant sur une ligne stratégique claire et en s'appuyant davantage sur les groupes locaux.

Le groupe de travail chargé de préparer un grand événement à Grenoble sur le thème de la contamination radioactive et de ses conséquences sanitaires, marquant les 5 ans de Fukushima et les 30 ans de Tchernobyl, a redoublé d'efforts. Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite avant les actions programmées pour mars-avril (voir agenda ci-dessous). Pour toucher un large public, et pour que tout se déroule au mieux, nous comptons sur votre soutien actif !

Agenda local

Tribunal administratif de Valence, 10 mars, 15h : rassemblement pour soutenir un militant de Stop Nucléaire 26/07, victime de la répression dans le cadre de l'état d'urgence.

Fukushima, les vies sinistrées : conférence-débat le 11 mars, à 20h, à la MNEI. En prologue à l'événement Tchernobyl, Fukushima..., cinq ans après le début de la catastrophe de Fukushima, Kurumi Sugita, chercheuse retraitée du CNRS, animera une projection sur les populations sinistrées. A la Maison de la Nature et de l'Environnement, place Bir Hakeim à Grenoble. Entrée libre.

Samedi 12 mars, 10h, Maison des Associations de Grenoble : Le Pr. Sysnetoua, chercheur théâtral en physique populaire, présentera une conférence humoristique, intitulée « Énergitude et Citoyennification » dans le cadre des Dialogues en Humanités.

Evénement Tchernobyl, Fukushima... du 23 mars au 3 avril : rassemblement, exposition, ciné-débats, conférences, théâtre. Voir le programme détaillé ici

       Communication et information : des flyers et des affiches (une pour l'événement, une pour l'exposition artistique, une pour les représentations théâtrales) sont disponibles chez Eva (06 95 51 90 27), chez Claude (06 38 78 52 90) et à la MNEI pour distribution, collage, affichage dans les médiathèques, bibliothèques, commerces, lieux d'affichage publics, associatifs, musées, maison du tourisme, amis, etc.... Merci de signaler les secteurs et les emplacements dont vous vous chargez. Nous sommes notamment à la recherche de relais sur Echirolles. L'événement s'inscrivant dans la durée, merci de vérifier que ces lieux et emplacements soient toujours alimentés en flyers et/ou affiches.
      Appel à soutien financier et à présence : des doodles et un appel à soutien ont été transmis aux adhérents et sympathisants. Merci de faire connaitre vos disponibilités pour aider lors de l'exposition (montage les 21 et 22/3, présence pendant l'expo de 13H à 19H sauf les lundi et mardi, démontage le 3 et le 4/4) et lors des représentations théâtrales au Petit Théâtre du CREARC les 1/4, 2/4, et 3/4 pour la billetterie, le placement, et la préparation de repas pour les comédiens). Et merci d'avance pour vos propositions de dons ou avances ! Si vous voulez participer et/ou souhaitez des renseignements contactez Eva ou Claude.

Vendredi 8 avril : prochaine réunion mensuelle de SDN38.

Informations locales

Alors que le réacteur fuyard de Bugey 5 (voir lettre d'infos de novembre) pourrait redémarrer en ce mois de mars pour fonctionner dix ans de plus, l'Etat et la ville de Genève ont déposé une plainte pénale contre X concernant la centrale nucléaire du Bugey, notamment pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui et pollution des eaux. Les centrales suisses sont-elles plus sûres que les françaises ou est-il plus facile de voir la poutre dans l'œil du voisin que dans le sien ? La Suisse n'est pas à une contradiction près, puisqu'elle vient de décider que ses centrales bénéficieraient d'une durée de vie illimitée ! Au moins en Suisse, ce n'est pas la pensée unique au pouvoir... Quant à l'Allemagne et au Luxembourg, ce sont les centrales de Fessenheim et de Cattenom qui les inquiètent le plus...

Sécurité du chantier de démantèlement de Superphénix : EDF avait été reconnue coupable en janvier de la violation d’une mise en demeure de l’ASN et condamnée à 20 000 euros d’amende. L’arrêt de la Cour d’appel de Grenoble peut être consulté ici.

Informations générales

L'industrie nucléaire française va très mal. Plutôt que de le nier et de prolonger son agonie en faisant courir des risques graves aux travailleurs et à la population, il serait sage d'en finir le plus proprement et le plus vite possible... En effet, après les déboires d'Areva, révélés sur France Inter et sur France 3, après la sortie d'EDF du CAC 40, la situation ne s'améliore guère pour EDF qui est au bord de la faillite...

En attendant le grand rassemblement prévu les 1er et 2 octobre contre l'EPR, signez la pétition lancée par le collectif antinucléaire Ouest pour dire non au rafistolage des réacteurs et à l'EPR.

Documentaire « Bon baisers de Mururoa » de Larbi Benchiha consacré à l’impact des essais nucléaires en Polynésie. A voir le 10 mars à 8h45 sur France 3.

Tcherno23 : Conférence événementielle le 23 avril 2016, de 9 h à minuit, à Paris. Une grande journée d'information avec de nombreux intervenants pour rappeler tous les dangers et dégâts du nucléaire, et affirmer qu'il est plus qu'urgent d'en sortir. La conférence sera relayée sur internet.

vendredi 22 janvier 2016

Lettre d'informations SDN38 - janvier 2016

Pour une bonne année 2016... mettons-y du nôtre !

Informations groupe

Le 23 novembre, nous avons été une petite dizaine à assister à l'audience en appel d'EDF (suite à une plainte du réseau) et nous avons déployé nos banderoles devant le tribunal de Grenoble. France 3 Rhone-Alpes a fait un reportage.

Le 28 novembre (début de la COP21) SDN38 a maintenu son action rond-point devant Alpexpo, mais, en raison de l'interdiction préfectorale visant toute forme de manifestation revendicative dans le cadre de l'état d'urgence, et bien que ni le trouble à l'ordre public ni le besoin de protection policière n'aient été avérés, les gendarmes nous ont obligé-e-s à quitter le rond-point. Nous avons cependant pu distribuer aux nombreux visiteurs des salons Naturissima, Artisa et de l'Etudiant beaucoup de tracts démontrant que le nucléaire ne sauvera pas le climat !

Le lendemain, nous avons participé au rassemblement-chaine humaine-marche pour le climat, qui a eu lieu aussi, malgré l'interdiction et la pluie. Voir le reportage de Place Gre'net, avec video.

Le 7 décembre, à la soirée sur le climat organisée par le NPA où SDN38 était invitée, nous sommes intervenus sur le thème "le nucléaire n'est pas l'ami du climat".

Le 15 décembre, nous avons participé à la manifestation pour la fin de l'Etat d'urgence et contre les dérives antidémocratiques et liberticides, à l'appel du CIIP.

Le 7 janvier SDN38 a tenu son assemblée générale. Le bureau a été reconduit à l'identique, avec Mireille Jubert comme trésorière, Philippe Lambersens comme secrétaire, Jean-René Courtois, Jean-François Le Dizès et Jean-Louis Rolly comme administrateurs, Sonia Marmottant comme présidente. Jean-Louis Maziers a en outre été élu administrateur suppléant. Le nombre d'adhérents est en baisse, pourtant notre association est bien vivante comme vous pouvez le constater en consultant le rapport d'activités 2015, le rapport moral et le bilan financier sur notre blog !

En 2016 nous aurons besoin de votre soutien pour mener à bien nos projets, un premier pas pour nous soutenir est d'adhérer (les tarifs sont toujours au choix, de 5, 10 ou 15 euros).

Agenda local

- Exposition photo « La bombe A et l'Humanité » à la bibliothèque droit/lettres du campus universitaire du 25 janvier au 30 janvier. Vernissage le 25 janvier à 18h, suivi d’un buffet. Organisée par ICAN Youth.

- Ciné-débat à Mon Ciné à Saint-Martin d'Hères, le 26 janvier à 19h30. Film « The Man Who Saved The World » réalisé par Peter Anthony, suivi d'un débat avec Jean-marie Collin (Directeur pour la France des Parlementaires pour la Non-prolifération Nucléaire et le Désarmement) et d’un buffet. Le film sera diffusé en version française (L'homme qui sauva le monde). Organisé par ICAN Youth. Réservations ici.

- Conférence : « Réflexions sur le désarmement nucléaire en France : quelle place pour la société civile, les maires et les parlementaires ? » le 28 janvier à 17h, dans l'Amphi H du Centre des Langues Vivantes (CLV) du campus universitaire. Avec Michel Cibot, Délégué général de l'AFCDRP-Maires pour la Paix France, de Jean-Marie Collin, Directeur pour la France des Parlementaires pour la Non-Prolifération nucléaire et le désarmement, et Silene Theobald, Coordinatrice de la campagne ICAN Youth.

- vendredi 5 février à 20h : réunion mensuelle SDN38 à la Maison des Associations de Grenoble.

- 11 mars : Hôtel de Ville de Grenoble. 11 h conférence de presse SDN38 et mini-exposition (jusqu'au 20 mars) = lancement de l'événement Tchernobyl, Fukushima...

Informations locales

Le 11 janvier, EDF a été condamnée par le tribunal de Grenoble pour ses manquements à la sécurité sur le chantier de démantèlement de Superphénix. Cette information a été reprise par de nombreux médias, nationaux et régionaux. http://www.sortirdunucleaire.org/Violation-d-une-mise-en-demeure

Franckushima : Essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. À travers une démarche documentaire et graphique indépendante, Franckushima propose de revenir sur les enjeux de la catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en France. Un livre made in Isère que vous pouvez découvrir et dont vous pouvez soutenir l'imminente parution en vous rendant sur : http://franckushima.com/

Tchernobyl, Fukushima... En avril-mars cela fera 30 et 5 ans que la contamination radioactive due à ces accidents condamne d'immenses territoires à une catastrophe sans fin. L'insurrection artistique, scientifique et citoyenne contre la contamination radioactive de la planète et de nos vies est en marche à Grenoble. Préparez-vous à la rejoindre, du 23 mars au 3 avril ! A travers une exposition artistique (à l'ancien Musée de peinture de Grenoble), un cycle de films-débats (au cinéma Le Club), des conférences d'Abraham Béhar (médecin et président de l'Association des Médecins Français pour la Prévention de la guerre nucléaire), des représentations théâtrales (au CREARC et à l'ancien Musée de Peinture), des actions de rue... Nous nous proposons de faire entendre la voix des victimes, afin que le nucléaire civil et militaire soit enfin condamné. Enfants, scolaires, adultes, jeunes et moins jeunes, tou-te-s concerné-e-s !

Informations générales

La voiture électrique se prétend écologique. Mais même l'ADEME a montré le contraire. Malgré tout le gouvernement veut favoriser la voiture électrique : en déployant les compteurs Linky, des bonus à l'achat, l'implantation de bornes de recharge... Et pour les besoins de tous ces véhicules, EDF prévoit de construire des dizaines d'EPR ! La France, paradis automobilo-radioactif !?

Un grand panneau publicitaire lumineux consomme autant d'électricité qu'une famille de 4 personnes, et un petit panneau publicitaire numérique consomme autant que 4 familles ! Or un projet de décret prévoit d'autoriser largement le déploiement de panneaux publicitaires, notamment numériques. De quoi "justifier" le maintien en fonctionnement de nos vieilles centrales nucléaires ! Voir l'alerte et les cyberactions de Paysages de France.

Au Japon, la centrale de Fukushima-Daichi continue de répandre dans l'air et l'eau de dangereux radionucléides, et notamment de l'iode 131 et du césium, qui sont toujours détectés dans l'eau à Tokyo... Le gouvernement tente de relancer quelques centrales, mais la population résiste toujours. Vous pouvez aider la maison de la résistance à la construction de la centrale d'Oma, Asako House, simplement en envoyant une carte postale.

lundi 16 novembre 2015

Lettre d'informations SDN38 - novembre 2015

SDN38 s'associe au deuil national en l'honneur des victimes des attentats du 13 novembre et en solidarité avec leurs proches. Cherchons les causes et les coupables des ces crimes et non des boucs-émissaires et des refuges trompeurs.

Informations groupe

L'Express a consacré dans son numéro 3352 un dossier spécial "Grenoble, risques majeurs" contenant plus de deux pages consacrées au nucléaire, alimentées entre autres grâce aux interviews de Claude et Sonia.

L'atelier-formation sur les transports radioactifs du 15 octobre a rassemblé cinq participants. Compte-rendu des échanges sur demande.

SDN38 a été représenté lors des réunions régionales de Stop Bugey, Lyon, et lors de la réunion nationale de Saintes. Il a été question entre autres de l'évolution des actions rond-points, des fournisseurs alternatifs à EDF, de l'avenir du réseau Sortir du Nucléaire, des différences et points communs entre les mouvances antinucléaires. Voir la déclaration finale des Rencontres de Saintes.

SDN38 est à l'origine de la création d'un collectif d'une vingtaine d'organisations grenobloises ayant pour objectif d'opposer à la COP21 un fort mouvement citoyen autour des 28/29 novembre (début de la conférence) et des 11/12 décembre (fin de la conférence). Nous voulons faire entendre que le nucléaire ne sauvera pas le climat !

Claude, Maryvonne (http://independentwho.org/fr/), Géraud (http://lutopiquant.fr/), Philippe et Jean-François continuent de s'activer pour préparer un grand événement artistique, scientifique et citoyen sur la contamination radioactive en mars-avril 2016 (5 ans et 30 ans de Fukushima et Tchernobyl) en réponse à l'appel du 26 avril. Ils ont d'ores et déjà obtenu le soutien logistique de la ville de Grenoble et la collaboration du cinéma Le Club, ainsi que la participation de nombreuses personnes (artistes et scientifiques engagés, assistants techniques). Nous avons besoin de votre aide et de vos compétences (en matériel video notamment) : faites-vous connaitre sans tarder !

Agenda

Lundi 23 novembre, 14h : Tribunal de Grenoble, place Firmin Gautier : venez assister à l'audience en appel concernant la violation d'une mise en demeure de l'ASN à propos de la gestion des situations d'urgence sur le site de Superphénix (en démantèlement). En première instance, EDF, pourtant reconnue coupable, a été dispensée de peine.

Samedi 28 novembre, 11h - 16h : participez à l'occupation du rond-point Jean Monnet devant Alpexpo, organisée par SDN38 sur le thème "Le nucléaire ne sauvera pas le climat". Plus d'infos et inscription : https://framadate.org/zOfeqLx5cgPgv...

Dimanche 29 novembre, 14h30, Jardin de ville de Grenoble : marchez pour le climat ! Coorganisé par SDN38. Diffusez le tract ou ce lien : https://secure.avaaz.org/fr/event/g...

Mercredi 2 décembre, 20h, Maison des Associations : réunion mensuelle de SDN38.

Vendredi 11 & samedi 12 décembre, à Paris : rejoignez les actions et rassemblements en contrepoint au sommet des chefs d'Etat sur le climat (COP21).

Informations locales

Bugey 5 à l'arrêt. L'enceinte de confinement du réacteur Bugey 5 présentait un taux de fuite élevé lors de la dernière visite décennale en 2011 et il y a eu une forte augmentation des fuites depuis. Le réacteur vient d'être examiné de manière plus approfondie. Conclusion : le taux de fuite est légèrement supérieur au taux limite réglementaire. La fuite se produit au niveau du soubassement de l'enceinte, dans une zone difficilement accessible. Elle n'est pas localisée précisément. En l'état Bugey 5 ne peut pas redémarrer. L'ASN pourrait demander l'arrêt définitif de ce réacteur, mais EDF prétend qu'en cas d'accident la présence d'eau dans l'enceinte la rendrait plus étanche. En attendant les conclusions de l'ASN, Bugey 5 restera à l'arrêt et EDF aura un réacteur de moins pour produire.

Dans la lettre d'info précédente je me suis risquée à estimer à un dixième de mSv la dose annuelle attribuable aux rejets atmosphériques de tritium du réacteur de l'Institut Laue Langevin. Pour ce faire je me suis servie de chiffres du Livre Blanc du Tritium (ASN), entre autres de chiffres cités par l'IRSN et basés sur les estimations de l'ILL lui-même. Cependant en voulant affiner ces données, je me suis rendue compte que les chiffres de l'IRSN étaient erronés. Mon estimation est le double de ce que j'aurais dû trouver en me basant sur la moyenne des chiffres de rejets annuels effectivement publiés par l'ILL. Cependant, sur le site de l'ILL on trouve des estimations de risque 200 fois plus basses - en 2014, année où les chiffres sont pourtant plus élevés que jamais. Faut-il faire confiance aux estimations de l'ILL ? L'exposition par voie transcutanée n'est pas prise en compte alors qu'elle est équivalente à l'inhalation pour le tritium... Et ce n'est qu'à partir de 2013 que les calculs prennent en compte l'exposition interne pour les rejets gazeux : est-ce un résultat de nos critiques ? Quoi qu'il en soit, la méthode utilisée n'est pas détaillée et des investigations supplémentaires semblent utiles.

Informations générales

Soutenez le combat de la CRIIRAD pour la transparence sur les normes de radioactivité dans les aliments ! http://www.criirad.org/aliments-nma...

Le réseau Sortir du Nucléaire et trois associations ont déposé, le 2 octobre 2015, un recours devant le Tribunal administratif de Paris pour demander l’invalidation des conclusions du débat public sur Cigéo (le Centre d'enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux). Pendant ce temps le député Le Déaut a déposé un projet de loi pour entériner la création de Cigéo... La lutte contre l'enfouissement se poursuit !

Et si vous louiez votre toit à un producteur d'électricité photovoltaïque ? http://energie-partagee.org/wp-cont...

PS : vous trouvez que cette lettre d'info manque d'illustrations et vous avez les compétences informatiques pour la mettre en page ? Faites-vous connaitre ! Votre aide est la bienvenue !

jeudi 1 octobre 2015

Lettre d'informations SDN38

Informations groupe

Après plus d'un an d'interruption, revoici la newsletter de SDN38, avec comme objectif d'informer nos sympathisants, en particulier sur nos actions et sur les événements locaux.

Cet été, nous avons participé à l'action nationale ronds-points du 4 juillet près de la Verpillière http://www.sortirdunucleaire.org/4juillet2015

Puis nous sommes restés présents malgré les vacances... Nous avons répondu à diverses sollicitations (presse, étudiants) ; nous avons signé l'appel "dégageons le nucléaire du sommet climat" ; nous avons suivi les aléas de l'amendement sur l'enfouissement des déchets les plus radioactifs et la réversibilité, imposé dans la loi Macron au dernier moment par notre ancien député François Brottes, censuré ensuite par le conseil d'Etat ; nous avons œuvré pour une "insurrection artistique" à Grenoble en mars 2016.

Comme chaque année, dès la rentrée, SDN38 a participé au Festival de l'Avenir au Naturel à l'Albenc, en tenant un stand. L'ambiance était à la discussion et aux rencontres. Philippe nous fera un compte-rendu de la conférence de Roland Desbordes (CRIIRAD) sur le démantèlement des centrales nucléaires, lors de la prochaine réunion...

Informations locales

Le réacteur nucléaire de l'Institut Laue Langevin de Grenoble, situé sur la presqu'île scientifique, entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux, entre Drac et Isère, fonctionne à plein régime depuis sa remise en service à l'été 2014, après quelques travaux de mise aux normes de sécurité post-Fukushima. Il fournit des neutrons aux chercheurs et rejette en toute légalité un mélange de radionucléides dans l'air et dans l'eau, dont l'ingrédient principal est le tritium, ou hydrogène radioactif. Bien que fortement radioactif (il dégage 358 mille milliards de béquerels par gramme, soit une activité massique environ cent mille fois supérieure à celle du plutonium) le tritium a une énergie faible et son rayonnement ne traverse pas la peau. Par contre, il forme de l'eau tritiée qui diffuse très rapidement dans la biosphère et les organismes, le tritium pouvant alors se loger jusqu'au cœur des cellules (dans l'eau cellulaire, dans le noyau, voire dans l'ADN) dans lesquelles il peut faire des dégâts importants.

A partir des données du Livre Blanc du Tritium (disponible sur le site de l'ASN), j'ai fait un calcul d'estimation de dose artisanal. Voici le résultat (détail du calcul sur demande) : si l'on considère que les rejets gazeux de tritium de l'ILL impactent une zone de 5 km de rayon, celle-ci reçoit par an environ 2000 fois plus de tritium que celui qui s'y forme naturellement dans l'atmosphère sous l'effet du rayonnement cosmique... En se basant sur l'estimation de dose proposée par l'ACRO et l'ANCCLI (et non adoptée par l'IRSN et la CIPR), cela correspondrait à un dixième de la dose annuelle totale autorisée (qui est de 1 mSv). A noter que la loi limite l'impact d'une seule installation à 0,3 mSv.

A Valduc et Marcoule, les rejets de tritium sont 15 à 16 fois plus importants et représentent plus des 3/4 des rejets de tritium gazeux en France (du moins pour ceux qui sont connus). Mais dans les années 70 - 80, leurs rejets étaient plus de cent fois supérieurs ! Pas sympa pour les villages voisins... La Hague totalise actuellement 90% des rejets liquides de tritium déclarés. Grenoble est polluée, oui, mais rassurez-vous, il y a pire ailleurs !

Informations générales

Le nucléaire est hors des clous !

Fessenheim serait fermée en 2018 (d'après Royal) ou lors de la mise en service de l'EPR de Flammanville (d'après Hollande) : qui dit pire ? L'ASN l'autorisera-t-elle ? http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article286

Le réacteur EPR de Flammanville coûterait trois fois plus cher que prévu et serait mis en service en 2018... Malgré la Loi et les fissures de la cuve qui semblent le condamner ?? http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article285

Les antinucléaires se réuniront lors des Rencontres pour un Monde Vivable Dénucléarisé du 23 au 25 octobre (SDN38 sera représenté) : http://www.acdn.net/spip/spip.php?article935&lang=fr

L'investissement dans une électricité renouvelable est à portée de bourse des citoyens, grâce à Energie Partagée : un investissement sur 30 ans de 2000 euros (soit 67 euros par an) couvre la consommation moyenne d'une famille de 4 personnes. Sans chauffage électrique, ni gadgets électr(on)iques et avec des appareils économes, vous pouvez diviser la note par trois ! http://energie-partagee.org/

jeudi 8 mai 2014

Lettre d'information du mois d'Avril

Informations groupe local

Prochaine réunion

Vendredi 16 mai : prochaine réunion de travail de SDN38 (20h à la Maison des Associations de Grenoble, rue Berthe de Boissieu).




Dernière activités

Après avoir participé le 29 mars à la journée antinucléaire de Valence (présence de militants le matin en centre ville, stand l'après-midi), Sortir du Nucléaire Isère s'est consacré à la préparation du Chernobyl Day avec Greenpeace Grenoble.

Bilan de l'action du samedi 26 avril : Tchernobyl Fukushima Hiroshima plus jamais ça !

La presse locale était présente avant et pendant : Radio Grésivaudant, Radio Campus, le Dauphiné Libéré, France Bleu Isère.

14h30 : Une petite centaine de militants et sympathisants ont répondu à l'appel de Greenpeace Grenoble et Sortir du Nucléaire Isère et ont déambulé dans les rues de Grenoble avec force banderoles pour interpeler les passants, nombreux en ce samedi ensoleillé, alors que se déroulait en parallèle le Festiv'arts. La marche des antinucléaires a été rythmée par le slogan "Tchernobyl Fukushima plus jamais ça ! Sortons du nucléaire avant l'enfer sur Terre" alternant avec la revendication de fermeture immédiate des réacteurs de plus de 30 ans. Le cortège s'est arrêté à trois reprises pour des prises de paroles avec die-in qui ont permis de rappeler les conséquences des accidents de Tchernobyl, Fukushima et des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, ainsi que d'énoncer nos revendications concernant la fermeture des réacteurs de plus de 30 ans et la mise en œuvre d'une véritable transition énergétique. Des mégaphones défaillants ont cependant limité la portée de nos discours...

16h30 : salle bien remplie au café de la table ronde pour le spectacle humoristique "Ecolo-coaching by Loulou" venu tout spécialement de Paris pour l'occasion. La grève du sexe permettra-t-elle de décider les mâles au pouvoir à fermer Fessenheim ?? Vraiment dommage de n'avoir pu faire le spectacle dehors, car la salle n'avait que 25-30 places...

18h : 110 personnes ont assisté à la projection du film "La Terre outragée" de Michale Boganim. Aucun spectateur ne s'est déclaré favorable au nucléaire, et le débat qui a suivi a permis de revenir sur la gestion post-accidentelle en ex-URSS, en France et au Japon et d'évoquer des alternatives au nucléaire et à l'ébriété énergétique. La soirée s'est terminée de manière conviviale autour d'un buffet. Des stands permettaient aussi de prolonger la réflexion et l'information.

Au final, une demi-journée de sensibilsation plutôt réussie... Merci à tous les militants pour leur implication !

En photos

Vu dans la journée : "Les Français en ont révé, les Allemands l'ont fait !

Le 14 avril Philippe et Sonia ont aussi participé à une soirée projection-débat organisée par ATTAC autour du film "La Bombe" (The WarGame) de Peter Watkins.

Agenda

Festival des Caves

Festival des Caves, du 2 au 8 mai à Grenoble, avec entre autres "Ce quelque chose qui est là…", un spectacle adapté du très beau roman d'Antoine Choplin, "La nuit tombée", paru en 2012 à la Fosse aux Ours et réédité par Points cet hiver. Nous sommes juste à côté de Pripiat, en septembre 1988. Un homme revient de Kiev pour récupérer quelque chose dans l'appartement qu'il a dû quitter à toute vitesse deux ans et demi plus tôt. En chemin, il s'arrête voir des amis qui sont restés, malgré tout, au village… Il s'agit d'une belle écriture qui redonne de la chair et de l'humanité au drame de Tchernobyl - pas de statistique ou d'analyse surplombante, juste un voile délicatement soulevé sur le destins de quelques amis réunis…

Plus d'infos

Atelier-débat : les contours institutionnels internationaux de la radioprotection

Jeudi 22 mai, 20 h, Maison des Associations de Grenoble

Atelier-formation SDN38 (ouvert à tou-te-s) sur les contours institutionnels internationaux de la radioprotection (ou la santé et le nucléaire par l'OMS, l'AIEA la CIPR, l'UNSCEAR et nos chers chefs d'Etat) et sur les étapes du changement indivuel (ecolo-coaching suite - avec application immédiate pour préparer le stand SDN38 à Lumbin).

Informations Locales

Cruas/Meysse

Dans la nuit de samedi 26 Avril à dimanche, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse s’est automatiquement mis à l’arrêt. La cause ? « L’indisponibilité d’un matériel contribuant au système de refroidissement, sur la partie non nucléaire de l’installation », indique la centrale. Et de préciser : « Les équipes sont mobilisées pour procéder aux différentes investigations. Cet événement n’a eu aucun impact sur la sûreté et la sécurité des intervenants et l’environnement. »

http://www.ledauphine.com/ardeche/2014/04/27/un-arret-automatique-au-reacteur-n-2

Merci au Dauphiné de nous rassurer nous pouvons a présent dormir tranquille, encore merci.

Bref nous ne saurons pas quoi est en cause ? pourquoi ? des pros du journalisme...

A Cruas il faut changer des générateurs de vapeurs dans le réacteur n°4. Ces derniers sont fabriqués par Mitsubishi... Made in Japan donc, l'industrie nucléaire fleuron français... Ah bon ?

Après 29 années de fonctionnement, les anciens GV étaient arrivés « au bout de leur cycle », précise le directeur de la centrale, Philippe Bordarier. A bon, c'est pas la centrale qui est arrivée au bout de son cycle... Un début de prolongement qui cache son nom... Un chantier de seulement 140 millions d'euros nous apprend France Bleu en complément.

http://www.francebleu.fr/infos/nucleaire/un-chantier-140-millions-d-euros-la-centrale-nucleaire-de-cruas-1460581

http://www.ledauphine.com/ardeche/2014/04/19/une-nouvelle-vie-pour-la-centrale-nucleaire

De Superphénix à Astrid

Alors que Superphénix n'est pas encore démantelé à Maleville, ne laissons pas Astrid se faire à Marcoule !

Informations générales

L'Arche de Tchernobyl pour 2015

Pendant les "troubles" politique en Ukraine (la sécurité des centrales... dans un pays potentiellement en guerre, bof),

Pendant que les arbres et les feuilles ne se décomposent plus (ou beaucoup moins vite) à Tchernobyl : http://www.slate.fr/monde/85211/arbres-pourrissent-pas-tchernobyl-danger-nucl%C3%A9aire,

Pendant que quatre centrales nucléaires ukrainiennes de technologie soviétique tournent toujours, et sont ou seront à présent et jusqu'en 2020 chargées d'uranium américain Westinghouse, après un premier test en depuis 2010 et malgré des problèmes techniques liés à ces combustibles qui pourraient conduire à un nouveau Tchernobyl,

http://www.romandie.com/news/Nucleaire-lamericain-Westinghouse-va-fournir-du-combustible-a-lUkraine-jusquen-2020_RP/467298.rom

http://fr.ria.ru/business/20140425/201066001.html

http://fr.ria.ru/business/20140410/200946881.html

L'arche de protection du site de Tchernobyl est en constrution par les sociétés françaises VINCI Construction Grands Projets et Bouygues Travaux Publics et oui,

"Selon M.Andreïev, les ouvriers ukrainiens chargés de construire l'arche "touchent un salaire mensuel de 2.000 à 3.000 hrivnias (de 126 à 189 euros) en travaillant dans des conditions dangereuses. Or les contremaîtres turcs, qui n'arrivent que très rarement au chantier, ont un salaire mensuel de 10.000 euros et les Français, qui dirigent les travaux sans jamais mettre les pieds dans les endroits dangereux, touchent des salaires de 20.000 à 30.000 euros par mois. C'est un exemple d'apartheid dans la zone d'exclusion de la centrale nucléaire de Tchernobyl", a ajouté l'expert."

Lire la suite

Liens entre le tout-Nucléaire et le tout-Diesel

Selon Denis Baupin, "On sait aussi aujourd'hui clairement que le développement du diesel en France résulte bien d'une volonté industrielle, elle-même liée à une autre mono-industrie française particulièrement dangereuse, celle du nucléaire. C’est parce que le général de Gaulle a lancé le parc nucléaire français que Peugeot notamment a été incité à produire massivement des véhicules destinés à écouler la surproduction de gazole".

Quelques explications, les conséquences du plan nucléaire :

- Fermeture des centrales électrique au fuel (eq. diesel)

- Chauffage au Fuel de plus en plus remplacé par le chauffage électrique

L’état a garanti alors au pétrolier (Total) de nouveaux débouchés pour le produit de raffinage Gazole, pour écouler leur stock.

- voiture individuel diesel en plus des camions & tracteur

Par une détaxe du Diesel et des aides au constructeurs automobiles comme Peugeot.

Ensuite l'argument de la lutte contre le changement climatique a été mis en avant car son pouvoir de réchauffement global est inférieur à celui de l'essence (rejets de CO2 inférieurs).

Action Greenpeace : Stop risking Europe : « MESURES D'ÉLOIGNEMENT IMMÉDIAT » pour les activistes.

Le 18 Mars 2014, des militants de Greenpeace s'introduisent dans la centrale nucléaire de Fessenheim et déploient un visuel Stop risking Europe.

Sur les 56 activistes antinucléaires interpellés, 47 Européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Slovénie, Suède, Suisse) se sont vu signifier un arrêté « portant obligation de quitter le territoire français », un « OQTF » dans le jargon administratif. Six ressortissants de trois pays non européens (Australie, Israël, Turquie) ont vu cet OQTF complété par une interdiction « de retour en France pendant une durée de deux ans ».

http://out-of-age.eu/?lang=fr

http://www.youtube.com/watch?v=u3VW7EYKuuY

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/21/les-militants-etrangers-de-greenpeace-reconduits-hors-de-france_4387324_3244.html

En savoir plus

Un site pilote d'enfouissement profond de déchets ultimes contamine l'environnement aux USA

Du plutonium et de l'américium s'échappent depuis plusieurs semaines... Voir ici ce qui pourrait se passer chez nous à Bure : https://www.youtube.com/watch?v=DHHSCjQ2dyc

En savoir plus

Pétitions

Les enfants de Tchernobyl ... forever : Un livre-DVD pour une opération humanitaire.

Les enfants de Tchernobyl ... forever : Un livre-DVD pour une opération humanitaire. Aidez les enfants exposés aux radiations dans les territoires radioactifs en Belarus suite à la catastrophe de Tchernobyl. Un projet d’un collectif d’auteurs et d’une association humanitaire. Les fonds collectés (voir la souscription sur Ulule : http://fr.ulule.com/tchernobyl-forever/ ) permettront d’éditer 3.000 livres-DVD et 2.000 DVD de TCHERNOBYL FOREVER (Traduit en 7 langues: Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Norvégien / Japonais). Cet ouvrage collectif sera ensuite donné par l'Association"PHOTOGRAPHISME" (Maître d'oeuvre de l'ouvrage collectif ) à l'Association "ENFANTS DE TCHERNOBYL BELARUS" (ETB).

Lettres aux députés

Alors qu’EDF cherche à obtenir la prolongation du fonctionnement des réacteurs nucléaires jusqu’à 50 voire 60 ans, nous devons agir pour contrecarrer ce projet lourd de risques. Interpellons nos député-e-s !

mercredi 19 mars 2014

Newsletter de mars 2014

Informations groupe local

Prochaine réunion

Vendredi 21 Mars : Réunion mensuelle SDN38 à 20h à la Maison des Associations.




Dernières activités

Assemblée Générale :

Elle a eu lieu le 14 février en présence de 21 adhérents et sympathisants. Sonia Marmottant a été reconduite comme présidente, Mireille Jubert comme trésorière et Jean-Louis Maziers comme secrétaire adjoint. Philippe Lambersens, déjà secrétaire, sera aussi président adjoint. Jean-François Le Dizès et Alain Codou ont été élus secrétaires adjoints et Jean-René Courtois trésorier adjoint

L'association est dans une dynamique de mobilisation positive (nombre d'adhérents en hausse, actions diversifiées, collaborations fructueuses avec d'autres organisations), même si cela semble toujours insuffisant par rapport à l'obstination de la pieuvre atomique. Pour l'avenir, nous suivrons l'affaire du travailleur irradié en août et celle de la contamination de Dolomieu. Les adhérents ont souhaité des informations sur la problématique nucléaire locale pour interpeler les candidats aux élections. La question de l'impact de la radioactivité sur la santé (notamment localement) sera approfondie. Nous n'oublions pas nos anciens chevaux de bataille : fermeture immédiate des réacteurs de plus de 30 ans, dénonciation des armes à l'uranium "appauvri". La question de nouvelles formes d'action se pose : interpeler les responsables directement, par courrier, organiser des tables rondes ou conférences ?

Divers :

Le 28 février, Jean-François et Sonia ont été interviewés par Radio Campus Grenoble sur l'enfouissement des déchets les plus radioactifs à Bure, suite à la cloture contestée d'un débat public sans public http://www.liberation.fr/terre/2014/02/13/enfouissement-des-dechets-nucleaires-le-debat-enterre_979791).

Le 6 mars SDN38 a adressé une lettre ouverte au président de l'Université Joseph Fourier à propos des négligences manifestes concernant les déchets radioactifs stokés à l'institut Dolomieu. Nous n'avons pas eu de réponse à ce jour, et la presse ne s'est pas manifestée non plus sauf Indymédia et Metronews...

Rappel des faits et texte de notre lettre ici.

Le 8 mars, SDN38 et Greenpeace Grenoble ont tenu ensemble deux ronds-points sur les quinze occupés autour de la centrale du Bugey par la coordination Stop Bugey pour demander la fermeture immédiate du Bugey. Merci à Philippe et à Amélie de GP qui ont coordonné l'action, à ceux qui ont participé aux ateliers de fabrication de banderoles et à tous ceux qui sont venus occuper les ronds-points. Action réussie : beau temps, énormément de voitures, une bonne couverture médiatique locale (une dizaine d'articles et interviews pour la presse, la radio et la télé).On peut estimer à quelques 15 000 véhicules et donc 30 000 personnes qui ont vu notre action à Bourgoin seulement , et entre - 100 à 150 000 p. sur l'ensemble des ronds-points.

Quelques photos ici.

Le 18 mars interview de Sonia par Radio Grésivaudan sur la déclinaison locale des 50 jours d'actions de Fukushima à Tchernobyl (à écouter samedi 22 ou dimanche 23 dans l'émission "La vie locale" entre 11h et 12h30).

Agenda

Journée antinucléaire à Valence

samedi 29 mars à Valence

Journée antinucléaire à Valence de 9h à 22h.

Tout le programme ici.

Pour rejoindre l'action avec SDN38 et le groupe local Greenpeace Grenoble, inscrivez-vous ici.

Atelier-débat : modes de production d'électricité alternatifs au nucléaire

jeudi 10 avril, 20h à la Maison des Associations de Grenoble

Atelier-débat ouvert à tou-te-s organisé par SDN38 sur les modes de production d'électricité alternatifs au nucléaire. Tour d'horizon des techniques existantes, avantages et inconvénients, exemples de mise en œuvre. Venez avec vos connaissances, votre expérience et vos questions.

Chernobyl Day à Grenoble

26 avril après-midi à partir de 14h30

Chernobyl Day à Grenoble coorganisé avec le groupe local Greenpeace.

14h30 : manifestation avec die-in et prises de paroles au départ de la place Victor Hugo

18h : projection-débat autour du film "La Terre outragée" de Michale Boganim à l'auditorium du Musée Notre-Dame.

Marche antinucléaire pour la Vie

25 avril - 5 mai

Marche antinucléaire pour la Vie. Face aux ravages sanitaires du crime nucléaire civil et militaire, à la contamination des territoires et de la planète, au noyautage des institutions et à la soumission des élu-es : le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) appelle les citoyen-nes à se dresser contre la dictature du lobby nucléaire. La marche reliera 5 départements de Rhône-Durance (Alpes de Haute Provence, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Ardèche) avec comme mot d'ordre : Arrêt immédiat du nucléaire.

Informations Locales

VADEMECUM : LE NUCLÉAIRE GRENOBLOIS.

Les bases pour interpeler vos (futurs) élus ou discuter avec votre voisin de palier....

Actuellement il reste un réacteur en activité à Grenoble : le réacteur à haut flux de l'Institut Laue Langevin (ILL), voisin du CEA et de l'accélérateur de particules sur la presqu'île scientifique.

Ce réacteur, chargé en uranium ultra-enrichi (à 93% d'U235 alors qu'un réacteur électronucléaire fonctionne avec de l'uranium enrichi à 3-5%), rejette selon les années jusqu'à plus de 8 fois plus de radioactivité dans l'air que les 4 réacteurs de la centrale du Bugey (source : rapports Transparence et Sécurité, téléchargeables sur internet). Question : quand on sait que des études allemandes puis françaises ont montré un doublement des leucémies notamment infantiles dans un rayon de 5 à 10 km autour des centrales nucléaires, faut-il continuer à tolérer les rejets de ce réacteur ? Ces rejets chroniques ont un effet cumulatif, aggravé par les pollutions accidentelles, par exemple d'importantes fuites d'Antimoine 124 dans la nappe phréatique se sont produites lors de la mise en service de l'ILL en 1974.

Les anciennes installations nucléaires du CEA ont été démantelées mais l'assainissement du site ne semble pas terminé. Le site comprenait entre autres les réacteurs nucléaires de recherche Mélusine (8 mégawatts (MW), en activité de 1958 à 1988), Siloé (35 MW, 1963-1997) et Siloëtte (moins d'un kilowatt (kW), 1964-2002). Il reste donc à traiter des éléments radioactifs dangereux. Ce danger concerne en premier lieu les travailleurs, comme en témoigne l'accident survenu en août dernier : un employé a été fortement irradié. L'assainissement du site a pris du retard. Questions : le radier (soubassement) du réacteur Siloé, dont on a découvert lors du démantèlement qu'il avait été contaminé par la fuite de 1984, est-il désormais assaini ou pas ? Et les stations de traitement des effluents (STED) et le Laboratoire d'Analyse des Matériaux Activé (LAMA) ? A noter que la ventilation des chantiers d'assainissement entraine des rejets radioactifs (tritium et autres gaz) qui viennent s'ajouter aux rejets de l'ILL, tout en étant très inférieurs à ceux-ci.

Les déchets radioactifs des anciennes installations de La Sociéte Industrielle de Combustible Nucléaire de Veurey Voroise sont entreposés dans la décharge de St Quentin sur Isère où des matières uranifères ont contaminé la nappe.

Silence des autorités et des candidats aux municipales sur ces questions essentielles pour la santé et l'environnement, alors que l'Isère détient le record de France du taux de cancers de la thyroïde, cancer reconnu comme lié aux rayonnements ionisants (http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=7044)...

Est-ce dû seulement à l'amélioration du dépistage, comme le prétendent les autorités sanitaires ? Ou aussi au cumul des faibles doses liées à Tchernobyl et aux rejets des nombreuses installations nucléaires de la région : ILL et CEA à Grenoble ; usines de fabrication de combustible à Jarrie, Veurey-Voroise et Romans ; décharges de Vif, Saint-Quentin et Saint-Paul-les-Romans ; centrales de Creys-Maleville, Bugey, Saint-Alban ; installation d'irradiation des aliments à Dagnieu (http://www.sortirdunucleaire.org/Cartes).

Compte-rendu manifestation à Lyon

A Lyon, le 22 février 2014, nous étions un millier (comptage effectué en rapproché par une militante SDN38) pour apporter notre soutien aux Nantais qui s'opposent à la constuction d'un aéroport à ND des Landes ; il fait partie des nombreux projets ou réalisations que le Collectif contre les projets nuisibles, couteux, inutiles et dangereux dénonce. Dans le domaine du nucléaire, il faut citer la construction du réacteur EPR à Flamanville (Normandie) qui, de 3 milliards, est passé à 8 . Combien de logements pourraient être isolés avec une telle somme ?

Informations générales

Livre : "La Condition nucléaire", émission de radio avec l'auteur

Emission de radio avec Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie à l'Université de Toulouse-Le Mirail, qui publie La Condition nucléaire. Réflexions sur la situation atomique de l'humanité. Réflexions sur la situation atomique de l'humanité aux Editions l'Echapée, dans la collection "Pour en finir avec".

Découvrez son témoignage (35 minutes) extrêmement virulent contre le nucléaire dans cette émission.. "Avant Fukushima, j'étais un citoyen français normal qui avait gobé la propagande française à propos de Tchernobyl" dit-il. Depuis il s'est renseigné. Cela donne une rhétorique impeccable et imperturbable, des réponses largement documentées sur l'ensemble de la problématique dramatique du nucléaire. A écouter et faire écouter sans ménagement.

L'émission

Où va l'EPR ?

En Finlande :

- 9 ans de retard, dernière estimation...

- Cout initial 3,5 milliards d'euro, dernière estimation du cout final jusqu’à 8,5 milliards d’euros...

Pour aller plus loin

En France :

- 4 ans de retard...

- Cout initial 3 milliards d'euros pour le moment 5,2 milliards de surcoût...

Pour aller plus loin

Si les délais et coût ont été volontairement sous estimé, alors il y a tromperie sur le produit vendu, si les délais et coût n'ont pas été volontairement sous-estimé, alors on est devant une incompétence flagrante. Dans les deux cas comment avoir confiance dans EPR et ces opérateurs, au niveau de son prix, de sa fiabilité, de sa sécurité.

Fukushima ou comment le Nucléaire fauche la vie

Fukushima, 3 ans après.

"Dans tous les villages, les habitants s'inquiètent. « Les hirondelles et les moineaux ont disparu, il n'y a plus de grenouilles, des arbres meurent sans que l'on sache pourquoi », dit un ancien fonctionnaire de la mairie d'Iitate (6 000 habitants), à 100 km au nord-est de la centrale"

Si la nucléocratie était compétente et disposait des solutions pour les habitants des zones contaminé, et pour solutionner la catastrophe de Fukushima alors on l'entendrait fiérement dans les médias, hors aucune solution n'est proposé, seulement un bruit de fond rassurant est émis dans les médias, plus rassurant que le bruit de fond des compteurs geiger dans la région de Fukushima depuis 2011...

En savoir plus

Pétitions

Installation d'une balise CRIIRAD

Pour l'installation d'une balise CRIIRAD de surveillance de l'air (radioactivité) sur le secteur Lyon-Bugey

Ancien liquidateur de Tchernobyl

Pour accorder un titre de séjour pour un ancien liquidateur de Tchernobyl victime de persécutions politiques

Lettre d'informations de Sortir du Nucléaire 38 (Isère) - Mars 2014 - sdn38

jeudi 6 mars 2014

Lettre ouverte à M. Lévy, président de l’Université Joseph Fourier

Un mois après, où en est la contamination radioactive à l’Institut Dolomieu ?

Notre association locale Sortir du Nucléaire 38 a été informée par la presse de la « poubelle radioactive de la Bastille », titre de l’article du journal Le Postillon de février 2014.

Nous avons été choqués que ce dépôt puisse exister à Grenoble dans un endroit mal sécurisé, facilement accessible, dans un lieu touristique et fréquenté de notre agglomération. La « galerie souterraine » choisie pour entreposer les déchets semble avoir été squattée bien avant fin janvier 2014, à en juger par le désordre qui y règne et les canettes qui trainent au sol sur les images prises par Le Postillon.

En tout cas, la porte a été forcée avant la visite des journalistes de France 3 le 29 janvier, puisque Le Postillon s’y était déjà rendu. Comment se fait-il que ce lieu soit resté plusieurs jours, voire des semaines ou plus, non sécurisé ?

Cette négligence n’étant pas de bon augure, nous nous inquiétons des mesures prises pour décontaminer le site.

Depuis les articles faisant état de la visite de l’ASN le 6 février sur le chantier de décontamination, qui n’était donc pas encore achevé, aucune nouvelle n’a été divulguée, c’est pourquoi nous vous demandons une information plus précise. La décontamination est-elle achevée ? Y a-t-il encore des mesures de sécurité particulières sur le site (zone interdite et gardiennage permanent comme recommandé par l’ASN) ?

De plus pouvez-vous nous indiquer les moyens mis en œuvre pour évacuer ces déchets et vers quel lieu d’entreposage ils seront acheminés ?

Nous avons été choqués également par les propos que vous avez tenus sur France 3, affirmant que la radioactivité présente sur ce site était « sans danger » sous prétexte qu’elle était « naturelle ». Loin d’être sans danger, l’uranium naturel est un poison pour l’organisme humain lorsqu’il est ingéré. Les mesures du Postillon faisant état de zones extérieures dépassant trois mille fois la norme sont inquiétantes et tout à fait compatibles avec la radioactivité moyenne du minerai d’uranium, qui est de l’ordre de 10000 Bequerels par gramme, alors que le rejet industriel maximum légal en France est de 10 Bq/g. Les « doses » de 150 microSv par heure, que vous annoncez vous même, et qui représentent plus de cent fois le bruit de fond normal, ne sont pas non plus anodines.

La transparence dans cette affaire, sans minimiser le risque, mais en respectant une information scientifique ne pourra qu’apporter un crédit à votre prise en charge de ce problème.

Cette affaire n’est qu’une goutte d’eau par rapport aux millions de tonnes de déchets uranifères répandus suite à l’exploitation des mines d’uranium en France et ailleurs, mais nous voulons croire que le sérieux avec lequel vous traiterez ce problème sera le signal d’une gestion plus responsable des matières radioactives, quelles qu’elles soient.

La gestion des déchets radioactifs pourrait alors être rajoutée dans le plan vert de l’université dont vous vantez les actions sur votre site internet.

jeudi 13 février 2014

Newsletter de février 2014

Informations groupe local

Prochaine réunion

Vendredi 14 février : Assemblée Générale de SDN38 à 20h à la Maison des Associations.




Dernière activités

Philippe, Sonia et Jean-François se sont rendus à l'AG du Réseau Sortir du Nucléaire à Lyon (18-19 janvier). Nous en ferons le bilan lors de la prochaine réunion du 14 février.
Phllippe s'est rendu à la coordination Stop Bugeyle 23 janvier : des militants de SDN38 participeront à une grande action ronds-points le 8 mars(si temps acceptable) pour la fermeture immédiate du Bugey, centrale qui dispute à Fessenheim le titre de plus ancienne et pourrie de France.
Les trois représentations deL'Impossible Procès par la troupe Brut de Béton Productionau Petit théâtre du Crearc à Grenoble du 24 au 26 janvier ont été un succès. Salle comble à chaque fois, pour un spectacle intense, et comme promis, à la fois drôle et terrifiant. Merci à tous ceux qui ont soutenu cette initiative, fait de la publicité, participé à l'organisation. Merciparticulièrement à Claude qui a piloté l'opération, à Benjamin qui a pris les commandes de la régie lumière, aux hébergeurs qui ont accueilli des acteurs, à Philippe et Mireille qui ont réceptionné les chèques, à Ivan qui a réalisé les affiches et les billets...

Agenda

Manifestation de soutien à Notre-Dame-des-Landes

Samedi 22 février à Lyon

Le 22 février aura lieu un grand rassemblement à Notre-Dame-des-Landes (44) contre le projet d’aéroport.

A Lyon, le même jour, se déroulera une journée de soutien à la lutte contre cet aéroport, et contre tous les projets inutiles, tels que le TGV Lyon-Turin, autoroute A45, le stade de football "OL Land", le nucléaire, les OGM, les gaz de schiste…

- Rassemblement dès 10h30 sur la place Bellecour, avec stands, prises de parole, pique-nique partagé…

- Déambulation à 14h, à pied ou à vélo

- Soirée festive dès 18h à la ZAD de Décines (OL Land), avec soupe populaire et concert.

Plus d'info : http://rhonenddl.wordpress.com/

Grande action ronds-points en Rhône-Alpes

Samedi 8 mars : grande action ronds-points en Rhône-Alpes de 10h à 16h, plus de 15 ronds-points occupés autour de la centrale du Bugey.

contact : SDN38 participera, personnes intéressées par ici (doodle)

Tous sur les ponts du Rhin

Dimanche 9 mars : « tous sur les ponts du Rhin » pour exiger la fermeture des centrales nucléaires. Chaînes humaines sur les 7 ponts du Rhin entre Strasbourg et Bâle, avec un focus sur la Centrale de Fessenheim. François Hollande a affirmé qu'il fermerait la centrale de Fessenheim en 2016. Nous avons beaucoup de raisons d'en douter.

Départs en car dans la région Rhône-Alpes organisés par Réaction en Chaine Humaine.

En savoir plus

Grande journée antinucléaire à Valence

29 mars : grande journée antinucléaire à Valence "Tchernobyl Fukushima plus jamais ça !" organisée par SDN26-07 : en matinée place Porte neuve et dans le centre ville avec les cyclistes multiples actions « ronds-points » / au Parc des expositions tables rondes avec plusieurs invités et stands d'associations toute l'après-midi & pièce de théâtre L'Impossible procès à 17h / restauration sur place / projection-débat au Lux à 20h du film de Alain de Halleux Welcome to Fukushima en présence du réalisateur

Marche antinucléaire pour la Vie

25 avril - 5 mai : Marche antinucléaire pour la Vie. Face aux ravages sanitaires du crime nucléaire civil et militaire, à la contamination des territoires et de la planète, au noyautage des institutions et à la soumission des élu-es : le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) appelle les citoyen-nes à se dresser contre la dictature du lobby nucléaire. La marche reliera 5 départements de Rhône-Durance (Alpes de Haute Provence, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Ardèche) avec comme mot d'ordre : Arrêt immédiat du nucléaire.

Informations générales

Emission "Terre à terre" sur l'usine Areva-Comurhex Malvési

L’usine Areva-Comurhex de Malvési traite 100% du minerai d’uranium destiné aux réacteurs de l’Hexagone. L’action que le Réseau Sortir du Nucléaire mène depuis des mois avec le collectif Stop Uranium pour faire la lumière sur les activités de cette usine continue de porter ses fruits : l’émission "Terre à terre" sur France Culture y a consacré intégralement son édition du 25 janvier. http://www.sortirdunucleaire.org/Radio-la-raffinerie-d-uranium-Comurhex-de-Malvesi?origine_sujet=LI201401A

L'émission

Vieillissement du parc nucléaire

Le vieillissement du parc nucléaire, c'est de plus en plus d'accidents de plus en plus critiques. Et c'est qui se passe aux USA (les réacteurs français sont tous sous licence Westinghouse, made in US)

L'article

Poubelle radioactive à Grenoble - Reportage de France3

Une poubelle radioactive dans une grotte, sur la route de la Bastille, entre le Musée Dauphinois et la résidence universitaire du Rabot. A l'intérieur : des minéraux et des bidons radioactifs, des sacs de tenues de décontamination, que France 3 Alpes pu filmer et qui proviendraient de l'institut de géologie Dolomieu, aujourd'hui désaffecté. Les reporters du Postillon ont effectué différentes mesures à l'extérieur. La radioactivité atteindrait 3000 fois la normale par endroits.

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Lettre d'informations de Sortir du Nucléaire 38 (Isère) - Février 2014 - sdn38