Newsletter de mars 2014

Informations groupe local

Prochaine réunion

Vendredi 21 Mars : Réunion mensuelle SDN38 à 20h à la Maison des Associations.




Dernières activités

Assemblée Générale :

Elle a eu lieu le 14 février en présence de 21 adhérents et sympathisants. Sonia Marmottant a été reconduite comme présidente, Mireille Jubert comme trésorière et Jean-Louis Maziers comme secrétaire adjoint. Philippe Lambersens, déjà secrétaire, sera aussi président adjoint. Jean-François Le Dizès et Alain Codou ont été élus secrétaires adjoints et Jean-René Courtois trésorier adjoint

L'association est dans une dynamique de mobilisation positive (nombre d'adhérents en hausse, actions diversifiées, collaborations fructueuses avec d'autres organisations), même si cela semble toujours insuffisant par rapport à l'obstination de la pieuvre atomique. Pour l'avenir, nous suivrons l'affaire du travailleur irradié en août et celle de la contamination de Dolomieu. Les adhérents ont souhaité des informations sur la problématique nucléaire locale pour interpeler les candidats aux élections. La question de l'impact de la radioactivité sur la santé (notamment localement) sera approfondie. Nous n'oublions pas nos anciens chevaux de bataille : fermeture immédiate des réacteurs de plus de 30 ans, dénonciation des armes à l'uranium "appauvri". La question de nouvelles formes d'action se pose : interpeler les responsables directement, par courrier, organiser des tables rondes ou conférences ?

Divers :

Le 28 février, Jean-François et Sonia ont été interviewés par Radio Campus Grenoble sur l'enfouissement des déchets les plus radioactifs à Bure, suite à la cloture contestée d'un débat public sans public http://www.liberation.fr/terre/2014/02/13/enfouissement-des-dechets-nucleaires-le-debat-enterre_979791).

Le 6 mars SDN38 a adressé une lettre ouverte au président de l'Université Joseph Fourier à propos des négligences manifestes concernant les déchets radioactifs stokés à l'institut Dolomieu. Nous n'avons pas eu de réponse à ce jour, et la presse ne s'est pas manifestée non plus sauf Indymédia et Metronews...

Rappel des faits et texte de notre lettre ici.

Le 8 mars, SDN38 et Greenpeace Grenoble ont tenu ensemble deux ronds-points sur les quinze occupés autour de la centrale du Bugey par la coordination Stop Bugey pour demander la fermeture immédiate du Bugey. Merci à Philippe et à Amélie de GP qui ont coordonné l'action, à ceux qui ont participé aux ateliers de fabrication de banderoles et à tous ceux qui sont venus occuper les ronds-points. Action réussie : beau temps, énormément de voitures, une bonne couverture médiatique locale (une dizaine d'articles et interviews pour la presse, la radio et la télé).On peut estimer à quelques 15 000 véhicules et donc 30 000 personnes qui ont vu notre action à Bourgoin seulement , et entre - 100 à 150 000 p. sur l'ensemble des ronds-points.

Quelques photos ici.

Le 18 mars interview de Sonia par Radio Grésivaudan sur la déclinaison locale des 50 jours d'actions de Fukushima à Tchernobyl (à écouter samedi 22 ou dimanche 23 dans l'émission "La vie locale" entre 11h et 12h30).

Agenda

Journée antinucléaire à Valence

samedi 29 mars à Valence

Journée antinucléaire à Valence de 9h à 22h.

Tout le programme ici.

Pour rejoindre l'action avec SDN38 et le groupe local Greenpeace Grenoble, inscrivez-vous ici.

Atelier-débat : modes de production d'électricité alternatifs au nucléaire

jeudi 10 avril, 20h à la Maison des Associations de Grenoble

Atelier-débat ouvert à tou-te-s organisé par SDN38 sur les modes de production d'électricité alternatifs au nucléaire. Tour d'horizon des techniques existantes, avantages et inconvénients, exemples de mise en œuvre. Venez avec vos connaissances, votre expérience et vos questions.

Chernobyl Day à Grenoble

26 avril après-midi à partir de 14h30

Chernobyl Day à Grenoble coorganisé avec le groupe local Greenpeace.

14h30 : manifestation avec die-in et prises de paroles au départ de la place Victor Hugo

18h : projection-débat autour du film "La Terre outragée" de Michale Boganim à l'auditorium du Musée Notre-Dame.

Marche antinucléaire pour la Vie

25 avril - 5 mai

Marche antinucléaire pour la Vie. Face aux ravages sanitaires du crime nucléaire civil et militaire, à la contamination des territoires et de la planète, au noyautage des institutions et à la soumission des élu-es : le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) appelle les citoyen-nes à se dresser contre la dictature du lobby nucléaire. La marche reliera 5 départements de Rhône-Durance (Alpes de Haute Provence, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Ardèche) avec comme mot d'ordre : Arrêt immédiat du nucléaire.

Informations Locales

VADEMECUM : LE NUCLÉAIRE GRENOBLOIS.

Les bases pour interpeler vos (futurs) élus ou discuter avec votre voisin de palier....

Actuellement il reste un réacteur en activité à Grenoble : le réacteur à haut flux de l'Institut Laue Langevin (ILL), voisin du CEA et de l'accélérateur de particules sur la presqu'île scientifique.

Ce réacteur, chargé en uranium ultra-enrichi (à 93% d'U235 alors qu'un réacteur électronucléaire fonctionne avec de l'uranium enrichi à 3-5%), rejette selon les années jusqu'à plus de 8 fois plus de radioactivité dans l'air que les 4 réacteurs de la centrale du Bugey (source : rapports Transparence et Sécurité, téléchargeables sur internet). Question : quand on sait que des études allemandes puis françaises ont montré un doublement des leucémies notamment infantiles dans un rayon de 5 à 10 km autour des centrales nucléaires, faut-il continuer à tolérer les rejets de ce réacteur ? Ces rejets chroniques ont un effet cumulatif, aggravé par les pollutions accidentelles, par exemple d'importantes fuites d'Antimoine 124 dans la nappe phréatique se sont produites lors de la mise en service de l'ILL en 1974.

Les anciennes installations nucléaires du CEA ont été démantelées mais l'assainissement du site ne semble pas terminé. Le site comprenait entre autres les réacteurs nucléaires de recherche Mélusine (8 mégawatts (MW), en activité de 1958 à 1988), Siloé (35 MW, 1963-1997) et Siloëtte (moins d'un kilowatt (kW), 1964-2002). Il reste donc à traiter des éléments radioactifs dangereux. Ce danger concerne en premier lieu les travailleurs, comme en témoigne l'accident survenu en août dernier : un employé a été fortement irradié. L'assainissement du site a pris du retard. Questions : le radier (soubassement) du réacteur Siloé, dont on a découvert lors du démantèlement qu'il avait été contaminé par la fuite de 1984, est-il désormais assaini ou pas ? Et les stations de traitement des effluents (STED) et le Laboratoire d'Analyse des Matériaux Activé (LAMA) ? A noter que la ventilation des chantiers d'assainissement entraine des rejets radioactifs (tritium et autres gaz) qui viennent s'ajouter aux rejets de l'ILL, tout en étant très inférieurs à ceux-ci.

Les déchets radioactifs des anciennes installations de La Sociéte Industrielle de Combustible Nucléaire de Veurey Voroise sont entreposés dans la décharge de St Quentin sur Isère où des matières uranifères ont contaminé la nappe.

Silence des autorités et des candidats aux municipales sur ces questions essentielles pour la santé et l'environnement, alors que l'Isère détient le record de France du taux de cancers de la thyroïde, cancer reconnu comme lié aux rayonnements ionisants (http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=7044)...

Est-ce dû seulement à l'amélioration du dépistage, comme le prétendent les autorités sanitaires ? Ou aussi au cumul des faibles doses liées à Tchernobyl et aux rejets des nombreuses installations nucléaires de la région : ILL et CEA à Grenoble ; usines de fabrication de combustible à Jarrie, Veurey-Voroise et Romans ; décharges de Vif, Saint-Quentin et Saint-Paul-les-Romans ; centrales de Creys-Maleville, Bugey, Saint-Alban ; installation d'irradiation des aliments à Dagnieu (http://www.sortirdunucleaire.org/Cartes).

Compte-rendu manifestation à Lyon

A Lyon, le 22 février 2014, nous étions un millier (comptage effectué en rapproché par une militante SDN38) pour apporter notre soutien aux Nantais qui s'opposent à la constuction d'un aéroport à ND des Landes ; il fait partie des nombreux projets ou réalisations que le Collectif contre les projets nuisibles, couteux, inutiles et dangereux dénonce. Dans le domaine du nucléaire, il faut citer la construction du réacteur EPR à Flamanville (Normandie) qui, de 3 milliards, est passé à 8 . Combien de logements pourraient être isolés avec une telle somme ?

Informations générales

Livre : "La Condition nucléaire", émission de radio avec l'auteur

Emission de radio avec Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie à l'Université de Toulouse-Le Mirail, qui publie La Condition nucléaire. Réflexions sur la situation atomique de l'humanité. Réflexions sur la situation atomique de l'humanité aux Editions l'Echapée, dans la collection "Pour en finir avec".

Découvrez son témoignage (35 minutes) extrêmement virulent contre le nucléaire dans cette émission.. "Avant Fukushima, j'étais un citoyen français normal qui avait gobé la propagande française à propos de Tchernobyl" dit-il. Depuis il s'est renseigné. Cela donne une rhétorique impeccable et imperturbable, des réponses largement documentées sur l'ensemble de la problématique dramatique du nucléaire. A écouter et faire écouter sans ménagement.

L'émission

Où va l'EPR ?

En Finlande :

- 9 ans de retard, dernière estimation...

- Cout initial 3,5 milliards d'euro, dernière estimation du cout final jusqu’à 8,5 milliards d’euros...

Pour aller plus loin

En France :

- 4 ans de retard...

- Cout initial 3 milliards d'euros pour le moment 5,2 milliards de surcoût...

Pour aller plus loin

Si les délais et coût ont été volontairement sous estimé, alors il y a tromperie sur le produit vendu, si les délais et coût n'ont pas été volontairement sous-estimé, alors on est devant une incompétence flagrante. Dans les deux cas comment avoir confiance dans EPR et ces opérateurs, au niveau de son prix, de sa fiabilité, de sa sécurité.

Fukushima ou comment le Nucléaire fauche la vie

Fukushima, 3 ans après.

"Dans tous les villages, les habitants s'inquiètent. « Les hirondelles et les moineaux ont disparu, il n'y a plus de grenouilles, des arbres meurent sans que l'on sache pourquoi », dit un ancien fonctionnaire de la mairie d'Iitate (6 000 habitants), à 100 km au nord-est de la centrale"

Si la nucléocratie était compétente et disposait des solutions pour les habitants des zones contaminé, et pour solutionner la catastrophe de Fukushima alors on l'entendrait fiérement dans les médias, hors aucune solution n'est proposé, seulement un bruit de fond rassurant est émis dans les médias, plus rassurant que le bruit de fond des compteurs geiger dans la région de Fukushima depuis 2011...

En savoir plus

Pétitions

Installation d'une balise CRIIRAD

Pour l'installation d'une balise CRIIRAD de surveillance de l'air (radioactivité) sur le secteur Lyon-Bugey

Ancien liquidateur de Tchernobyl

Pour accorder un titre de séjour pour un ancien liquidateur de Tchernobyl victime de persécutions politiques

Lettre d'informations de Sortir du Nucléaire 38 (Isère) - Mars 2014 - sdn38

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