Lettre d'informations SDN38

Informations groupe

Après plus d'un an d'interruption, revoici la newsletter de SDN38, avec comme objectif d'informer nos sympathisants, en particulier sur nos actions et sur les événements locaux.

Cet été, nous avons participé à l'action nationale ronds-points du 4 juillet près de la Verpillière http://www.sortirdunucleaire.org/4juillet2015

Puis nous sommes restés présents malgré les vacances... Nous avons répondu à diverses sollicitations (presse, étudiants) ; nous avons signé l'appel "dégageons le nucléaire du sommet climat" ; nous avons suivi les aléas de l'amendement sur l'enfouissement des déchets les plus radioactifs et la réversibilité, imposé dans la loi Macron au dernier moment par notre ancien député François Brottes, censuré ensuite par le conseil d'Etat ; nous avons œuvré pour une "insurrection artistique" à Grenoble en mars 2016.

Comme chaque année, dès la rentrée, SDN38 a participé au Festival de l'Avenir au Naturel à l'Albenc, en tenant un stand. L'ambiance était à la discussion et aux rencontres. Philippe nous fera un compte-rendu de la conférence de Roland Desbordes (CRIIRAD) sur le démantèlement des centrales nucléaires, lors de la prochaine réunion...

Informations locales

Le réacteur nucléaire de l'Institut Laue Langevin de Grenoble, situé sur la presqu'île scientifique, entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux, entre Drac et Isère, fonctionne à plein régime depuis sa remise en service à l'été 2014, après quelques travaux de mise aux normes de sécurité post-Fukushima. Il fournit des neutrons aux chercheurs et rejette en toute légalité un mélange de radionucléides dans l'air et dans l'eau, dont l'ingrédient principal est le tritium, ou hydrogène radioactif. Bien que fortement radioactif (il dégage 358 mille milliards de béquerels par gramme, soit une activité massique environ cent mille fois supérieure à celle du plutonium) le tritium a une énergie faible et son rayonnement ne traverse pas la peau. Par contre, il forme de l'eau tritiée qui diffuse très rapidement dans la biosphère et les organismes, le tritium pouvant alors se loger jusqu'au cœur des cellules (dans l'eau cellulaire, dans le noyau, voire dans l'ADN) dans lesquelles il peut faire des dégâts importants.

A partir des données du Livre Blanc du Tritium (disponible sur le site de l'ASN), j'ai fait un calcul d'estimation de dose artisanal. Voici le résultat (détail du calcul sur demande) : si l'on considère que les rejets gazeux de tritium de l'ILL impactent une zone de 5 km de rayon, celle-ci reçoit par an environ 2000 fois plus de tritium que celui qui s'y forme naturellement dans l'atmosphère sous l'effet du rayonnement cosmique... En se basant sur l'estimation de dose proposée par l'ACRO et l'ANCCLI (et non adoptée par l'IRSN et la CIPR), cela correspondrait à un dixième de la dose annuelle totale autorisée (qui est de 1 mSv). A noter que la loi limite l'impact d'une seule installation à 0,3 mSv.

A Valduc et Marcoule, les rejets de tritium sont 15 à 16 fois plus importants et représentent plus des 3/4 des rejets de tritium gazeux en France (du moins pour ceux qui sont connus). Mais dans les années 70 - 80, leurs rejets étaient plus de cent fois supérieurs ! Pas sympa pour les villages voisins... La Hague totalise actuellement 90% des rejets liquides de tritium déclarés. Grenoble est polluée, oui, mais rassurez-vous, il y a pire ailleurs !

Informations générales

Le nucléaire est hors des clous !

Fessenheim serait fermée en 2018 (d'après Royal) ou lors de la mise en service de l'EPR de Flammanville (d'après Hollande) : qui dit pire ? L'ASN l'autorisera-t-elle ? http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article286

Le réacteur EPR de Flammanville coûterait trois fois plus cher que prévu et serait mis en service en 2018... Malgré la Loi et les fissures de la cuve qui semblent le condamner ?? http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article285

Les antinucléaires se réuniront lors des Rencontres pour un Monde Vivable Dénucléarisé du 23 au 25 octobre (SDN38 sera représenté) : http://www.acdn.net/spip/spip.php?article935&lang=fr

L'investissement dans une électricité renouvelable est à portée de bourse des citoyens, grâce à Energie Partagée : un investissement sur 30 ans de 2000 euros (soit 67 euros par an) couvre la consommation moyenne d'une famille de 4 personnes. Sans chauffage électrique, ni gadgets électr(on)iques et avec des appareils économes, vous pouvez diviser la note par trois ! http://energie-partagee.org/

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